Bâtir des remparts durables : Le partenariat RFLD-INF-CBDH redéfinit les contours des droits des femmes en Afrique

Réunis à Dakar le 13 octobre 2026 à l’occasion de la 89e session ordinaire de la CADHP, des acteurs institutionnels et de la société civile ont dressé un état des lieux exigeant des politiques de protection des femmes et des filles, élevant l’expérience du Bénin au rang de référence sous-régionale.
La protection des droits de la femme sur le continent africain franchit un nouveau cap stratégique. Dans le cadre des activités parallèles de la 89e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), un atelier de haut vol a mis en lumière l’urgence d’articuler textes juridiques et accompagnement concret. Portée par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD), en synergie avec l’Institut National de la Femme (INF) et la Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH), cette initiative a mobilisé des experts et défenseurs des droits humains de toute la sous-région.
Une vision institutionnelle ancrée dans la réalité des usagers
L’ouverture des travaux, placée sous l’égide de l’honorable Réy Ng Lumbou a permis de saluer la constance du combat mené en faveur des droits fondamentaux. Intervenant au nom de l’INF, Floriane Chodaton a capté l’attention de l’assemblée en posant une question fondamentale : à quoi sert un droit si les structures d’accompagnement (médicales, juridiques, psychologiques) ou le soutien financier font défaut, ou si la pression communautaire pousse au règlement à l’amiable ? C’est précisément pour combler ce fossé que l’Institut National de la Femme déploie une double mission : d’une part, anéantir les discriminations et violences basées sur le genre ; d’autre part, encourager l’ascension des femmes aux postes de décision, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels.
Vers une gouvernance numérique inclusive
Au-delà des violences traditionnelles, les discussions ont mis en exergue une menace contemporaine majeure : les violences en ligne facilitées par la technologie, particulièrement redoutables pour les femmes engagées en politique. Pour le RFLD, représenté à travers ses départements de stratégie et de développement, le numérique doit cesser d’être un espace d’exclusion pour devenir un levier d’émancipation et de plaidoyer citoyen. Les interventions convergentes du Président de la CBDH, Abdou Bakari Imorou et des représentants institutionnels sénégalais ont parachevé cette dynamique en consacrant un principe cardinal : l’efficacité des politiques publiques dépend de l’interconnexion des actions menées à l’échelle locale, nationale et supranationale. En clôturant ces travaux par une note d’espoir et une vision partagée, les participants ont réitéré leur engagement à faire des droits des femmes une boussole incontournable pour le développement durable de l’Afrique.