RÉFORME DU DROIT AU BÉNIN : L’expertise de Djogbénou sollicitée pour orienter les travaux

La Commission nationale de réforme du droit affine sa feuille de route. Pour préparer efficacement ce chantier, son Comité permanent a choisi de recueillir l’éclairage du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou.
Le Vendredi 2 octobre 2026, au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale a reçu une délégation du Comité permanent, conduite par son président, le professeur Noël Gbaguidi. L’objectif de la rencontre était clairement annoncé : recueillir les orientations du président de l’Assemblée nationale pour contribuer à la réussite de la mission confiée à la commission. Le choix de cette consultation prend une signification particulière. Juriste et universitaire, ancien Garde des Sceaux, ancien président de la Cour constitutionnelle et désormais à la tête de l’institution qui vote la loi, Joseph Djogbénou dispose d’une expérience qui le place au croisement de plusieurs dimensions de la production et de l’application du droit. Les échanges ont ainsi porté sur la législation, mais aussi sur l’efficacité de la mission de la commission et sur les conditions de mise en œuvre de sa future feuille de route. À l’issue de l’audience, le rapporteur du comité, le professeur Samson Guédégbé, n’a pas caché la satisfaction de la délégation. Il a notamment relevé l’intérêt manifesté par Joseph Djogbénou pour le bon fonctionnement de la commission et les préoccupations qu’il a partagées sur la législation et l’efficacité de ses travaux. Plus significatif encore, le rapporteur a estimé que le président de l’Assemblée nationale “ sait de quoi il est question”, ajoutant que les deux parties étaient « en totale phase sur le déroulement de la mission de la commission ». Au-delà de l’audience institutionnelle, la rencontre met ainsi en lumière une réalité : au moment où la réforme du droit travaille à définir ses priorités et sa méthode, l’expérience juridique et institutionnelle de Joseph Djogbénou apparaît comme l’une des ressources sollicitées pour éclairer le chantier. Une manière aussi de rappeler que la réforme du droit ne se construit pas seulement à partir des textes. Elle gagne à se nourrir de l’expérience de ceux qui ont eu à les enseigner, les appliquer, les contrôler et, aujourd’hui, à présider l’institution chargée de les voter.
A.T
