Economie

Harmonisation des politiques économiques : Le FAGACE et le Parlement africain en synergie d’action

En visite au siège du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), une délégation du Parlement panafricain a salué le rôle clé de l’institution dans le financement de l’économie africaine. Les échanges ont ouvert la voie à un futur accord de partenariat, dans un contexte marqué par la volonté d’harmoniser les politiques financières et de renforcer l’intégration économique du continent.

La contribution du FAGACE au développement économique de l’Afrique et à la consolidation du secteur privé était au cœur des échanges entre ses responsables et les membres de la Commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain. Cette rencontre a permis de mettre en lumière l’impact de l’institution sur le financement des entreprises et son rôle croissant dans l’architecture financière continentale.

Soulignant l’importance de cette visite, la présidente de la Commission, Thérèse Faye, a indiqué que le Parlement panafricain s’apprête à mettre en place une loi type sur l’affacturage, présenté comme un instrument majeur pour améliorer l’accès des entreprises africaines au financement. Elle a rappelé que le Parlement panafricain, organe de l’Union africaine, œuvre à l’harmonisation des politiques publiques et à la prise en compte des aspirations des populations du continent.

« Tout ce qui relève de l’économie et du développement de la finance en Afrique nous intéresse », a-t-elle déclaré, avant de souligner les ambitions de l’institution en matière de partenariats avec des acteurs stratégiques. Dans cette dynamique, elle a annoncé la poursuite des échanges en vue de la signature prochaine d’un accord de coopération avec le FAGACE.

Au terme des discussions, les députés panafricains ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et à la vision portée par le FAGACE. Christine Mawando, sénatrice congolaise et vice-présidente du Parlement panafricain, a estimé que le FAGACE constitue « un outil majeur de développement du continent africain ». Elle a toutefois déploré le faible nombre d’États membres, seulement 14 sur 54 pays africains, appelant à une adhésion plus large afin d’accroître l’impact de l’institution.

De son côté, la députée tchadienne Amina Ali Idriss a salué la pertinence des discussions, rappelant que « tout le peuple africain rêve de l’intégration économique ». Selon elle, la synergie entre l’expertise financière du FAGACE et le rôle continental du Parlement panafricain pourrait contribuer efficacement à l’harmonisation des politiques économiques et à la réalisation des objectifs d’intégration.

Membre de la délégation, le député béninois Nicaise Fangnon a pour sa part souligné le caractère inédit de cette initiative, qu’il considère comme une première étape vers l’établissement d’un partenariat durable entre les deux institutions, au service du développement économique et financier des pays africains.

Rafiou LAWAL

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