Élection générale de 2026 : Déou Malè, Akpo et Gnacadja en ambassadeurs de paix à Ouèssè
Dignes de soutien du régime Talon et de ses efforts méritoires au profit du développement du Bénin, Gilbert Déou Malè, Firmin Ibidon Akpo et Laurent Detongnon Gnacadja sont allés, samedi dernier, à la rencontre des têtes couronnées et des acteurs culturels de la commune de Ouèssè, en vue de mettre le holà aux polémiques relatives au code électoral en vigueur et surtout, d’appeler à des élections générales sans violence en 2026. Attendus à la cour royale, les hôtes de Sa Majesté Tchinitonou, 13ᵉ roi de Ouèssè Wogoudo, ont été accueillis dans l’après-midi de ce samedi 06 juin 2025 avec les honneurs dus à leur rang par un collège d’une centaine de dignitaires, aussi curieux que concernés par les élections générales de 2026. Après les mots introductifs et les prières traditionnelles du roi, le maire de Ouèssè, Ibidon Firmin Akpo, a situé le contexte de cette descente à la base avant de laisser le soin à l’ancien maire de Glazoué, Laurent Detongnon Gnacadja, et au ministre conseiller, Gilbert Déou Malè, d’entretenir l’auditoire sur des sujets brûlants de l’actualité sociopolitique béninoise, en l’occurrence les élections générales en vue, le code électoral, la loi sur la chefferie traditionnelle et les acquis en termes de développement à préserver.
Aux dires de M. Gnacadja, le président Talon est une chance pour le Bénin, qui a véritablement changé en un laps de temps, en raison de ses nombreuses réalisations, tant au plan des infrastructures socio-sanitaires et routières, qu’au plan de la gouvernance et du développement dans tous les secteurs vitaux. Ce sont pour lui des acquis à préserver pour les générations futures et pour y arriver, il faut qu’il règne au Bénin un climat de paix, surtout dans le cadre des élections générales de 2026. Il a, pour finir, rassuré l’assise de la bonne foi du chef de l’État quant au passage du témoin très prochainement, et dénoncé les intoxications et mauvaises intentions d’un troisième mandat indûment accolées au président Talon. À sa prise de parole, M. Déou Malè a d’abord et avant tout expliqué la mission et le rôle des 12 ministres conseillers dont il est membre. Il a ensuite expliqué les mobiles qui justifient les réformes du secteur de la chefferie traditionnelle avant de s’appesantir sur le code électoral qui, pour lui, est incessible en raison de son caractère compétitif, applicable à tous les partis politiques en lice. En clair, il soutient que les regroupements politiques d’existence légale au Bénin prendront part à un combat politique à armes égales, les mois à venir. Cette avancée met, selon M. Déou Malè, fin à une ère de la politique classique, caractérisée par la transhumance politique et donc par l’instabilité des acteurs, la fragilisation des partis, le choix politique selon l’intérêt personnel, et la corruption parlementaire relative aux votes de lois. Cette première rencontre a pris fin sur un débat élargi à l’assemblée et sur quelques importantes doléances des têtes couronnées, relatives à l’organisation des Vodouns Days à Ouèssè.
De la rencontre des acteurs culturels
C’est la salle de conférence de l’Union communale des producteurs de coton (UCPC) de Ouèssè qui a servi de cadre pour la rencontre des autorités avec environ 200 acteurs culturels.
Aux termes des civilités d’usage, M. Gnacadja et M. Déou Malè ont respectivement servi leur speech, arguant avec une démarche scientifique alliant les faits, qui ne sont rien d’autre que les réalisations du pouvoir en place, les causes, dont la nécessité pour le Bénin d’affranchir la barre du sous-développement sous la houlette du président Talon, et les conséquences, qui se résument à l’instauration d’une nation éprise de paix et de justice. Contrairement à la rencontre précédente, les acteurs culturels et les autorités ont beaucoup plus échangé à leur exigence, en l’absence des médias.
Don d’équipements sportifs
Ce périple inédit à Ouèssè a pris fin, tard dans la soirée, sur la pelouse du stade omnisport de Ouèssè, où se joue le tournoi de football de l’Udesco (Union du développement social et communautaire de Ouèssè). Sur les lieux, les ambassadeurs de paix ont doté les neuf équipes en compétition d’équipements sportifs et appuyé financièrement l’organisation. À cette étape, aucun message n’a été livré. Des échanges avec les dignitaires des cultes endogènes et avec les acteurs culturels, il en résulte que c’est dans la paix que le développement est possible, et c’est la raison pour laquelle les invités, de part et d’autre, ont pris eux-mêmes l’engagement de restituer la bonne nouvelle partout.
S.T
