Lutte contre les faux frais au Port de Cotonou : Les propositions de Marouf Salami pour la célérité de la chaîne de transit
Malgré les efforts du Président Patrice Talon de refaire l’image du Port Autonome de Cotonou (PAC) en donnant satisfaction à tous les acteurs de la chaîne portuaire, il y a encore quelques poches de résistance. D’anciennes habitudes sont utilisées pour empêcher non seulement les clients à mener les activités. Derrière, ce sont les transitaires et mandataires qui reçoivent de sérieux coups. C’est pour renverser cette tendance que Marouf Salami, président de l’association des jeunes déclarants et mandataires du Bénin vient de réagir à nouveau. Il veut mener le combat avec les autorités douanières ainsi qu’avec les responsables du Port de Cotonou, pour un réel changement.
Dans les arcanes du Port Autonome de Cotonou (PAC), il continue de se développer des comportements pour saper les réformes du Gouvernement. Des individus tapis dans l’ombre continuent de faire souffrir la clientèle du Port Autonome de Cotonou (PAC), surtout celle qui intervient dans l’achat des véhicules d’occasion. Ces pratiques constituent aussi un manque à gagner pour l’économie maritime et de surcroît aux recettes de l’Etat. A côté, les acteurs portuaires, comme les transitaires et mandataires souffrent le martyre. Marouf Salami, président de l’association des jeunes déclarants et mandataires du Bénin a décidé de faire quelques propositions au Président Patrice Talon pour soulager les peines des usagers du Port Autonome de Cotonou surtout en ce qui concerne l’allégement des tracasseries des clients et surtout lutter avec l’administration douanière contre les faux frais des maillons de la chaîne de transit au Port Autonome de Cotonou. En effet, les clients réputés dans le domaine de l’achat des véhicules d’occasion en transit vers les pays de l’hinterland font face à bien de difficultés depuis la fermeture de la frontière Niger – Bénin. Il a rappelé aux acteurs de la chaîne, la conduite à tenir vue que les parcs de regroupement et d’escorte ne sont plus fonctionnels. Selon le président Marouf Salami, les réformes instaurées au Port Autonome de Cotonou évoluent bon gré mal gré, malgré cela les clients ne cessent de fréquenter le port. Le secteur des véhicules d’occasion en transit essaye de tirer son épingle du jeu, bien que la frontière entre le Niger et le Bénin soit toujours fermée. <<Pour se rendre au Niger, au Tchad, les clients sont obligés de prendre par le Togo et le Burkina Faso. Cette route qu’ils empruntent malgré qu’elle soit longue devient plus onéreuse. La douane togolaise installée non loin de Sounarou a drastiquement augmenté le coût du transit des véhicules>>, a-t-il précisé. Or, les clients payaient 45000 FCFA, mais depuis plus de deux mois, c’est passé à 300.000 FCFA. Cette hausse vertigineuse fait que les clients ont trouvé un autre chemin vers le Burkina Faso directement et ne passent plus par Sonaourou, route reconnue par l’Etat béninois pour Ketao, ville togolaise. <<Les chauffeurs prennent désormais par un passage clandestin non reconnu par Bénin contrôle et le système douanier béninois qui doivent normalement flasher tout véhicule en transit afin que les clients reprennent leur caution qui s’élève à 110.500 FCFA. Les véhicules en transit qui prennent donc par cette route clandestine ne sont pas flashés et perdent du coup leur caution>>, a-t-il dénoncé. Marouf Salami a exhorté les agents de Bénin contrôle et la douane béninoise à installer un poste sur cette route que les véhicules empruntent désormais afin que les clients entrent en possession de leur caution. Autre sujet abordé, c’est la fermeture des parcs d’escorte et de regroupement des véhicules en transit. Selon lui, aucune solution n’est proposée pour les clients qui envoient leur véhicule au Mali, au Tchad et au Cameroun, alors qu’ils sont obligés de faire la mise à jour de ces véhicules qui se faisait autrefois sur les parcs. Cette situation crée des ennuis aux clients qui ne maîtrisent pas la conduite à tenir et ont des difficultés avec la douane. <<Ces véhicules qui se promènent dans Cotonou risquent de lourdes amandes si les douaniers les arrêtent>>, fait savoir Marouf Salami. Il recommande aux acteurs de toujours déposer leur dossier à la douane quand ils sont à Cotonou ou dans un commissariat, chez les délégués et autres chefs d’arrondissement s’ils sont en rase campagne pour plus de sécurité, pour mieux réparer les véhicules avant de prendre la route du pays de destination. Au Chef de l’État, Marouf Salami l’a prié d’être à l’écoute des acteurs portuaires qu’ils sont et de les associer aux réformes pour une bonne compétitivité du Port Autonome de Cotonou, grand pourvoyeur de l’économie nationale.
E.Y