Révision constitutionnelle : Aïssi éclaire, rassure et interpelle

Face à la presse ce mardi 18 novembre 2025, l’acteur politique Sylvanus Angelo Aïssi, figure du Bloc Républicain, a livré une déclaration percutante sur la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi. Entre saluts appuyés au législateur et analyse des « transformations majeures » engagées, il énumère les avantages d’une telle réforme.
La révision de la Constitution, fraîchement adoptée par l’Assemblée nationale a fait l’objet d’une analyse à travers une déclaration de presse de Sylvanus Angelo Aïssi. Ce mardi 18 novembre 2025, à son siège à Cotonou, devant un parterre de journalistes, le cadre du Bloc Républicain n’a pas hésité à qualifier cette réforme d’« étape décisive dans l’évolution de notre République ». D’entrée de jeu, il a insisté sur la profondeur du processus qui a conduit à cette décision, rappelant qu’une révision constitutionnelle « requiert savoir-faire, vision et sens élevé des responsabilités ». Pour Aïssi, les députés ont démontré une exemplarité rare, ayant su analyser « chaque disposition avec rigueur » malgré des divergences légitimes. Un travail qu’il juge d’autant plus crucial que les défis nationaux exigent des institutions « plus cohérentes, plus stables et plus adaptées aux objectifs de développement ». Parmi les mutations engagées, deux réformes sortent du lot ; et Aïssi n’a pas hésité à en souligner la portée. La première, et sans doute la plus commentée, concerne l’allongement du mandat présidentiel, des députés et des élus locaux à sept ans. Un bouleversement. L’acteur politique y voit un moyen d’assurer « stabilité et visibilité » dans l’action publique. Selon lui, un mandat plus long permettra enfin à l’État d’inscrire ses politiques dans un temps compatible avec les réformes structurelles, sans être constamment perturbé par le calendrier électoral. Quant au Parlement, il gagnera en continuité et en efficacité, tandis que les collectivités territoriales pourront engager des projets d’envergure « avec la cohérence qu’ils méritent ». La seconde réforme frappe tout autant : la création d’un Sénat, une première dans l’architecture institutionnelle du Bénin. Aïssi y voit un « nouvel étage dans l’édifice républicain », un espace destiné à enrichir la réflexion législative et à mieux représenter les réalités territoriales et socioprofessionnelles du pays. Pour lui, cette chambre haute pourrait devenir la courroie de transmission manquante entre terrain et orientations nationales.
Conscient des débats à venir, Aïssi appelle à une « appropriation collective » de ces changements. Médias, institutions, citoyens : chacun, dit-il, devra jouer sa partition dans cette période « historique et exigeante ». Avant de conclure, il réaffirme sa disponibilité pour éclairer le public : « La révision constitutionnelle ouvre une nouvelle page. À nous de l’écrire avec responsabilité et sérénité. »
D.T

