Conférence-débat sur l’intégration du Bénin dans les chaînes de valeurs : Poursuivre les réflexions pour contribuer à une transformation structurelle

L’intégration du Bénin dans les chaînes de valeur régionales et internationales était au cœur de la conférence périodique organisée mardi 18 Novembre au Ministère de l’Economie et des Finances. Des acteurs à divers niveaux, notamment des experts, universitaires, partenaires techniques et financiers, représentants de secteur privé, concernés par la problématique ont été conviés à cette rencontre intellectuelle mais en même temps scientifique pour apprécier les efforts fournis par le Bénin et identifier les défis qu’il reste à relever.
Améliorer la compétitivité et la rentabilité des entreprises en optimisant les activités de création de valeur. Tel est le cheval de bataille du Gouvernement du Président Patrice Talon depuis son avènement en 2016. Les multiples réformes opérées surtout au plan économique n’avaient autre déterminant que la transformation structurelle du Bénin. Ainsi donc, en décidant d’organiser cette conférence-débat dont le thème est intitulé : Vers une meilleure intégration du Bénin dans les chaines de valeurs régionales et internationales : Quels leviers mobiliser ?, le Ministère de l’Economie et des Finances à travers la Direction Générale de l’Economie trouve juste l’importance pour le Bénin de s’insérer dans les chaines de valeurs régionales et internationales. En effet, si le Programme d’Action du Gouvernement (PAG 1) a posé les jalons de la transformation structurelle du Bénin, les indicateurs de performances affichent un progrès remarquables des politiques avec la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement (PAG2). «Aujourd’hui, les fruits sont en train de porter les promesses des fleurs », fait constater le Directeur Général de l’Economie, Aristide Mèdénou, tout en rappelant que le Fonds Monétaire International (FMI) dans l’un de ses rapports a indiqué que l’Economie béninoise présente des signes de transformations. L’une des illustrations de cette montée dans les chaines de valeurs, reste la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Bien que le Bénin soit déjà sur la bonne voie, le Directeur Général de l’Economie fait savoir qu’il y a encore des efforts à faire pour pouvoir insérer l’économie béninoise dans les meilleurs segments des chaines de valeurs régionales et internationales. Les conférence-débats périodiques constituent un creuset d’échanges autour des thématiques d’actualité. L’édition 2025 offre aux participants, l’opportunité de réfléchir sur les leviers qui leur permettent d’assurer une meilleure intégration du Bénin dans les chaines de valeurs régionales et internationales. Ceci, dans un contexte où l’économie mondiale se redessine sous l’effet des tensions géopolitiques, des mutations technologiques et des reconfigurations des chaines d’approvisionnement. Les pays africains comme le Bénin se doivent de repenser leur trajectoire industrielle et commerciale.
En lieu et place du Ministre de l’Economie et des Finances, c’est son Directeur de Cabinet Hermann Orou Takou qui a présidé le lancement officiel de cette rencontre. Bientôt dix-ans, les réformes économiques effectuées ont permis l’amélioration du climat des affaires et d’accélérer l’industrialisation avec la montée puissante de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé « devenue un pôle majeur de transformation de nos matières premières, notamment : le coton, l’anacarde, le soja et de plusieurs produits agro-industriels », a témoigné le représentant de l’argentier national à cette conférence-débat. Il a par ailleurs rappelé les investissements structurants dans l’énergie, les routes, le numérique… qui ont permis de renforcer davantage la compétitivité du Bénin. « Notre pays affiche depuis lors, l’une des croissances économiques les plus dynamiques dans la région. L’économie béninoise est devenue plus forte, plus dynamisée, plus diversifiée et plus résiliente. Les réformes menées aujourd’hui, constituent un socle essentiel pour faciliter l’intégration du Bénin dans les chaînes de valeurs et maximiser la valeur ajoutée locale », a-t-il précisé.
Cependant, d’importants travaux analytiques en cours pilotés par la Direction Générale de l’Economie mettent clairement en évidence que malgré les progrès réalisés, la modernisation des infrastructures, la montée en puissance de la GDIZ, l’amélioration du climat des affaires, le dynamisme imprimé aux filières agricoles, l’intégration du Bénin dans les chaines de valeur n’a pas encore atteint son potentiel. A Travers les communications, il en ressort que le Bénin dispose d’une bonne marge de progrès en matière d’exportation des produits transformés. Seulement, la transformation locale doit prendre plus d’ampleur et concernée la majorité des produits primaires. Mieux, la valeur ajoutée manufacturée doit se consolider et les industries doivent poursuivre leur montée en grade pour pleinement s’insérer dans les segments les plus rémunérateurs dans les chaines de valeurs régionales et internationales. Pour ce faire, il faudra parvenir à renforcer les réformes engagées pour accroître la compétitivité du Bénin et sa capacité à s’insérer dans les chaines de valeurs régionales et internationales. Un état des lieux pertinent et réaliste a été donc dressé par les communicateurs. Les opportunités ont été identifiées et les meilleurs moyens ont été définis pour saisir ces dernières. Cette conférence-débat aura été donc une étape importante dans les réflexions stratégiques. En effet, les échanges ont permis d’identifier des voies concrètes qui vont renforcer la compétitivité du Bénin, accroître la création de valeurs et consolider son intégration dans les chaînes de valeurs.
Les analyses, les débats et les recommandations issues de cette conférence périodique vont contribuer à l’élaboration des politiques publiques dans les domaines industriel, commercial, technologique et logistique. Aristide Mèdénou, Directeur Général de l’Economie a félicité les experts, panélistes et invités pour la qualité des travaux. « Vos apports seront d’une grande richesse », a-t-il conclue.
Etienne YEMADJE