Litige foncier à Hèvié/« Père de la Nation, venez à mon secours ! » : Le cri de détresse du militant BR Didier S. Sessi au Président Patrice Talon

LETTRE OUVERTE À SON EXCELLENCE MONSIEUR PATRICE TALON, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
Objet : Appel à l’aide d’un citoyen en détresse – Affaire foncière portant sur 16 millions de FCFA
Excellence Monsieur le Président de la République,
Père de la Nation,
C’est le cœur lourd et l’âme brisée que je me permets de solliciter votre Haute Bienveillance. Je m’appelle Didier S. SESSI, simple citoyen béninois, gestionnaire et comptable de profession, militant du Bloc Républicain par conviction. Aujourd’hui, je me retrouve à bout de souffle, épuisé par une bataille qui dure depuis trop longtemps, une bataille qui a englouti mes économies, mon énergie et presque mon espoir.
Excellence, je viens vers vous comme un fils vient vers son père quand tous les chemins semblent se fermer. Je viens vers vous parce que je sais que votre cœur bat pour chaque Béninois, surtout pour les plus vulnérables. Je viens vers vous parce que je crois encore en la justice et en la probité que vous incarnez.
Mon calvaire, Excellence
En 2019, j’ai fait confiance. J’ai cru en la parole d’un élu de la République, Monsieur Nathanaël SOKPOÉKPÉ, député de la sixième circonscription électorale. Il m’a proposé d’acquérir un domaine d’environ un hectare à Hêvié Dossoumon. Nous nous sommes entendus sur un montant de seize millions (16.000.000) de francs CFA.
Excellence, seize millions de francs CFA, c’est toute une vie d’épargne pour un modeste travailleur comme moi. C’est le fruit de mes sacrifices, de mes nuits blanches, de mes rêves d’avoir enfin un coin de terre où bâtir un avenir pour ma famille.
J’ai payé cette somme en trois tranches. J’ai tout fait dans les règles. J’ai reçu des documents. J’ai fait confiance parce qu’il était député, parce qu’il était du même parti que moi, parce que je croyais qu’un élu ne pouvait pas tromper son militant.
Mais en 2024, Excellence, mon monde s’est effondré. J’ai découvert que des constructions apparaissaient sur « mon » terrain. Que la plaque que j’avais installée avait mystérieusement disparu. Que les gens sur place disaient que le terrain appartenait à leur mère. Que le domaine se trouvait en réalité à Tori et non à Hêvié. Que la parcelle appartiendrait à la collectivité Tchin dont certains membres seraient même en détention.
Excellence, imaginez mon désespoir ! Seize millions de francs CFA envolés ! Des documents qui seraient faux ! Une terre qui n’était pas à vendre !
Mon combat pour la justice
Excellence, je ne suis pas resté les bras croisés. J’ai fait intervenir un huissier pour établir un constat. J’ai assigné le député en justice depuis mars 2024. J’ai multiplié les tentatives de règlement à l’amiable. Le député lui-même avait promis de régulariser la situation au plus tard le 1er juillet 2025. J’ai attendu, Excellence. J’ai espéré. Mais rien n’est venu.
J’ai déposé une plainte avec constitution de partie civile devant la Cour Spéciale des Affaires Foncières le 20 novembre 2025. J’accuse formellement Monsieur SOKPOÉKPÉ d’escroquerie en parcelle, de faux et usage de faux en écriture authentique, et de vente de parcelle d’autrui. J’ai fourni toutes les pièces : attestation d’instance, convention de vente, levé topographique, assignation, copies du titre foncier litigieux.
Je me suis présenté à chaque convocation du tribunal. J’ai respecté toutes les procédures. Mais Excellence, je suis fatigué. Je suis épuisé. Je suis un homme simple face à un système qui parfois protège les puissants.
Mon appel au Père de la Nation
Excellence Monsieur le Président,
Vous avez bâti votre action sur des valeurs qui me sont chères : la probité, l’intégrité, la rigueur dans la gestion des affaires publiques. Vous avez toujours dit qu’au Bénin, nul n’est au-dessus de la loi. Vous avez créé des institutions comme la CSAF précisément pour que des citoyens comme moi puissent obtenir justice dans les affaires foncières.
Aujourd’hui, Excellence, je viens humblement solliciter votre intervention paternelle. Je ne demande pas de faveur. Je ne demande pas de passe-droit. Je demande simplement que justice soit faite. Je veux récupérer mes seize millions de francs CFA. C’est tout ce que j’ai. C’est toute ma vie.
Père de la Nation, vous qui avez à cœur le bien-être de chaque Béninois, je vous supplie de regarder mon cas avec compassion. L’intimidation ne m’ébranle pas, Excellence, mais la fatigue commence à peser. Combien de temps encore devrai-je me battre ? Jusqu’où devrai-je aller pour obtenir ce qui me revient de droit ?
On ne peut pas se comporter ainsi quand on est député, Excellence. On ne peut pas escroquer un militant, un citoyen qui a fait confiance. Si ceux qui nous représentent peuvent impunément nous spolier, alors où va notre démocratie ? Où va la confiance entre les élus et le peuple ?
Ma foi en vous, Excellence
Excellence Monsieur le Président,
Je sais que vous êtes un homme occupé par des dossiers autrement plus importants que celui d’un simple citoyen. Je sais que la Nation entière sollicite quotidiennement votre attention. Mais Excellence, c’est justement dans ces petites injustices que se mesure la grandeur d’une Nation. C’est dans la capacité du système à protéger le plus faible que se juge la qualité d’une gouvernance.
J’ai également écrit à Monsieur Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc Républicain, notre formation politique commune. Mais aujourd’hui, Excellence, c’est vers vous que je me tourne en dernier recours. Vous êtes le garant de nos institutions. Vous êtes le Père qui veille sur tous ses enfants sans distinction.
Je ne veux pas croire qu’au Bénin du Renouveau, un citoyen honnête puisse être dépouillé de ses économies par un élu de la République sans que rien ne se passe. Je ne veux pas croire que ma confiance, ma bonne foi, ma loyauté envers les institutions seront récompensées par le silence et l’abandon.
Excellence, ils sont nombreux dans ce cas, très nombreux. Mais aujourd’hui, c’est ma voix qui s’élève vers vous. Demain, ce sera peut-être celle d’un autre citoyen. Nous avons besoin de savoir que notre Président est là pour nous, que la justice n’est pas un mot vide de sens.
Ma prière
Excellence Monsieur le Président de la République,
Je vous prie instamment d’user de votre Haute Autorité pour que mon dossier connaisse un dénouement rapide et juste. Je vous prie de faire en sorte que la CSAF traite cette affaire avec toute la célérité qu’elle mérite. Je vous prie d’ordonner, si vous le jugez nécessaire, une enquête approfondie sur cette transaction.
Mes seize millions de francs CFA, Excellence, ce n’est pas qu’une somme d’argent. C’est ma dignité. C’est ma confiance en nos institutions. C’est l’espoir que je place en vous et en votre vision pour notre pays.
Je veux mes seize millions de francs CFA, Excellence. Je les veux parce qu’ils me reviennent de droit. Je les veux parce que ma famille en dépend. Je les veux parce que je refuse d’être la victime silencieuse d’une injustice.
Excellence Monsieur le Président de la République,
En terminant cette lettre, je voudrais vous exprimer toute ma reconnaissance pour tout ce que vous faites pour notre pays. Malgré ma détresse personnelle, je continue de croire en votre vision, en votre intégrité, en votre volonté de bâtir un Bénin où la justice n’est pas un privilège mais un droit.
Je reste à votre entière disposition pour fournir tout complément d’information que vous jugeriez utile. Je joins à cette lettre l’ensemble des pièces de mon dossier.
En attendant votre intervention salvatrice, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, Père de la Nation, l’expression de ma très haute considération, de mon profond respect et de ma loyauté indéfectible envers les institutions de notre cher Bénin.
Que Dieu bénisse le Bénin !
Que Dieu vous accorde la sagesse et la force de continuer à guider notre Nation !
Fait à Cotonou, le 27 novembre 2025
Didier S. SESSI
Gestionnaire-Comptable
Militant du Bloc Républicain
Citoyen béninois en quête de justice
Copies :
Monsieur le Président de la Cour Spéciale des Affaires Foncières
Monsieur le Président du Bloc Républicain
Monsieur le Ministre de la Justice et de la Législation

