Crise politique au Bénin : Le président du Réseau Winners, Marouf-Yemmek Djaboutouboutou condamne une “tentative de coup d’État inacceptable”

Dans une déclaration ferme, le président du Réseau Winners, Marouf-Yemmek Djaboutouboutou, dénonce la tentative de renversement de l’ordre constitutionnel survenue à la veille de l’année électorale 2026. Il appelle les citoyens à défendre la démocratie et à rester fidèles au verdict des urnes.
La récente tentative d’atteinte à la stabilité institutionnelle du Bénin continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué rendu public, Marouf-Yemmek Djaboutouboutou, président du Réseau Winners, déplore « une tentative de coup d’État inacceptable contre la souveraineté populaire et les acquis de la décennie Talon ».
Selon lui, alors que le pays s’apprête à entrer sereinement dans l’année électorale 2026, « un groupuscule de mercenaires a tenté de plonger le pays dans l’incertitude en cherchant à renverser l’ordre constitutionnel ».
L’auteur de la déclaration estime que cette action, qu’il qualifie d’« irresponsable » et d’« antipatriotique », visait à destituer le Président Patrice Talon et à suspendre le processus électoral. Il rappelle qu’elle s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives déjouées, notamment celle « attribuée à Olivier Boco et ses complices, rapidement déjouée et sanctionnée par une lourde peine ».
Pour Marouf-Yemmek Djaboutouboutou, les arguments avancés par les instigateurs — « la prétendue confiscation du pouvoir, l’étouffement de la classe politique » ou encore « une soi-disant crise sociale » — ne sauraient masquer « la véritable intention : renverser par la force un régime démocratiquement établi ».
Il rappelle que, même en présence de frustrations sociales, « le recours à la violence militaire ne constitue en aucun cas une alternative acceptable ».
Le président du Réseau Winners situe également cette tentative dans un contexte régional marqué par « l’immixtion de segments des forces armées dans la vie politique ». Il évoque le retour inquiétant des coups d’État en Afrique de l’Ouest — du Mali au Niger en passant par la Guinée —, une dérive qu’il décrit comme favorisant des « démocratures » et une possible « kakistocratie ». Selon lui, le Bénin, traditionnellement cité comme modèle démocratique, ne doit « se permettre de tomber dans ce piège ».
L’auteur met aussi en avant les avancées réalisées au cours de la dernière décennie : « modernisation politique, réformes structurelles, croissance économique soutenue, amélioration des services publics, infrastructures majeures, avancées sociales ». À ses yeux, remettre en cause ces transformations « à la veille d’une élection cruciale » serait « profondément dommageable ».
Marouf-Yemmek Djaboutouboutou réaffirme enfin que la seule voie légitime pour orienter l’avenir du pays demeure le verdict des urnes : « Dans une République digne de ce nom, ce n’est ni la force des armes, ni l’ambition personnelle de quelques aventuriers qui doivent décider du destin national. C’est la volonté du peuple. »
Il appelle donc à la vigilance et à l’unité pour maintenir le cours démocratique du pays. Et conclut, avec assurance : « Le Bénin ne sera jamais un terrain fertile pour les apprentis putschistes. »
