Economie

Paiement instantané : PI-SPI, 175 établissements autorisés dans l’UEMOA, dont 18 au Bénin

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) élargit le cercle des acteurs habilités à proposer au public les services de la Plateforme interopérable du Système de paiement instantané (PI-SPI). À la date du 30 septembre 2026, ce sont 175 établissements répartis dans les huit pays de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) qui sont autorisés à ouvrir ces services à leurs clients. Le Bénin est en lice avec 18 structures. 

La répartition publiée par la BCEAO fait apparaître des écarts importants entre les différents marchés de l’Union. Le Sénégal compte 43 participants, suivi de la Côte d’Ivoire avec 38. Viennent ensuite le Burkina Faso (20), le Mali (19), le Bénin (18), le Togo (17), le Niger (13) et la Guinée-Bissau (7). L’ensemble porte à 175 le nombre de participants autorisés au 30 septembre 2026.  Cette progression intervient après une phase d’intégration progressive des établissements. En juin 2026, la BCEAO indiquait que 80 participants étaient déjà connectés à la plateforme et que 74 autres étaient en phase de test réel pour préparer l’ouverture de leurs services au public. La Banque centrale avait alors fixé au 30 septembre 2026 l’échéance de connexion des banques et des établissements de monnaie électronique et de paiement. Lancée le 30 septembre 2025, PI-SPI constitue l’infrastructure régionale mise en place par la BCEAO pour permettre des paiements et transferts instantanés, interopérables entre différents prestataires financiers. Concrètement, un usager peut envoyer ou recevoir de l’argent en quelques secondes, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, y compris entre des comptes ouverts auprès d’acteurs différents. Le dispositif concerne notamment les banques, les émetteurs de monnaie électronique, les institutions de microfinance et les établissements de paiement.  Cette ouverture marque une évolution du paysage des paiements dans l’UEMOA. Le service n’est plus limité aux seuls réseaux bancaires : des acteurs de la monnaie électronique, de la fintech et de la microfinance font également partie des participants autorisés. L’objectif affiché par la BCEAO est notamment de favoriser l’interopérabilité, la digitalisation des paiements et l’inclusion financière dans les huit pays de l’Union.

 

Le Bénin compte 18 établissements autorisés

Au Bénin, 18 établissements figurent dans la liste publiée par la BCEAO au 30 septembre 2026. Le dispositif présente une diversité d’acteurs, avec 14 banques, deux émetteurs de monnaie électronique, une institution de microfinance et un établissement de paiement.  Les 14 banques sont : Bange Bank, Banque Atlantique, BGFIBank, BIIC, Bank of Africa (BOA), BSIC, CBAO – Groupe Attijariwafa Bank, Coris Bank, Ecobank, NSIA Banque, Orabank, Société Générale, Sonibank et UBA.  À leurs côtés, Moov Money et MTN figurent parmi les deux émetteurs de monnaie électronique autorisés à ouvrir les services PI-SPI au public. Le Bénin compte également PEBCO Bethesda, institution de microfinance, ainsi que Julaya, établissement de paiement.  La composition de cette liste montre ainsi que l’interopérabilité voulue par la BCEAO concerne plusieurs catégories de prestataires financiers. Pour les utilisateurs béninois, l’enjeu est de pouvoir effectuer des opérations instantanées sans que l’expéditeur et le bénéficiaire soient nécessairement clients du même établissement ou du même réseau. Avec ces 18 participants, le Bénin représente un peu plus de 10 % de l’ensemble des établissements autorisés dans l’UEMOA au 30 septembre 2026. Le pays se situe derrière le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali en nombre de participants, mais devant le Togo, le Niger et la Guinée-Bissau. PI-SPI s’inscrit ainsi dans la transformation progressive des moyens de paiement dans l’espace communautaire. La plateforme permet de connecter différents types de comptes — bancaires, de monnaie électronique, de microfinance ou de paiement — au sein d’une même infrastructure régionale.  Au Bénin, l’intégration de 18 acteurs, allant des grandes banques aux opérateurs de monnaie électronique, en passant par la microfinance et la fintech, élargit donc le périmètre des services pouvant être proposés dans cet écosystème interopérable.

Rafiou LAWAL

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