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Communales au Bénin : L’UPR et le BR raflent tous les sièges dans les 77 communes

(852 sièges pour le BR et 963 pour l'UPR)

Le verdict des urnes des élections communales du 11 janvier 2026 confirme une recomposition nette du paysage politique local. La proclamation officielle des résultats par la CENA consacre une domination totale des partis de la mouvance présidentielle, désormais seuls aux commandes des conseils communaux.

À l’issue du scrutin du 11 janvier 2026, la carte politique communale du Bénin affiche une homogénéité sans précédent. Le mardi 27 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics les résultats définitifs des élections communales du 11 janvier, actant une victoire sans partage de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et du Bloc républicain (BR) à l’échelle nationale. Trois formations étaient en lice pour la conquête des sièges communaux : l’Union progressiste le Renouveau, le Bloc républicain et Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE). À l’issue du dépouillement, seules les deux premières ont satisfait aux exigences légales, se partageant l’intégralité des 1 815 sièges de conseillers communaux répartis dans les 77 communes du pays.

Avec 48,92 % des suffrages valablement exprimés, l’UPR s’installe en tête du scrutin. Cette performance lui permet d’obtenir 963 sièges, confirmant sa présence territoriale et son implantation dans l’ensemble des communes. Le parti s’impose ainsi comme la première force politique au niveau local, avec une majorité confortable dans de nombreuses collectivités.

Le Bloc républicain suit de près avec 44,43 % des voix. Ce score se traduit par l’attribution de 852 sièges de conseillers communaux, consolidant sa position au sein de la majorité présidentielle. Ensemble, l’UPR et le BR exercent désormais un contrôle intégral sur les conseils communaux, dessinant une gouvernance locale largement alignée sur l’exécutif.

À l’inverse, la Force cauris pour un Bénin émergent n’a pas réussi à franchir le seuil requis pour accéder à la répartition des sièges. Avec 6,65 % des suffrages valablement exprimés, la formation reste en deçà des exigences prévues par la loi électorale. La CENA rappelle à cet effet les termes de l’article 184, alinéa 1er, selon lesquels « seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national sont éligibles à l’attribution des sièges ». Cette disposition a conduit à l’exclusion de la FCBE du partage des sièges.

Autre donnée marquante du scrutin : la participation électorale demeure modeste. Le taux national s’élève à 36,67 %, un niveau proche de celui observé lors d’autres consultations récentes, traduisant une mobilisation limitée malgré le caractère de proximité des élections communales.

Avec cette configuration issue des urnes, les collectivités territoriales s’engagent dans un nouveau cycle de gestion locale marqué par une majorité politique homogène. Si cette situation favorise une cohérence accrue entre l’État central et les communes, elle relance également les débats sur la diversité de la représentation politique et la place de l’opposition dans la gouvernance locale.

Rafiou LAWAL

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