Putsch manqué du 07 décembre : Alassane Tigri interpellé et placé sous mandat de dépôt

Tigri Alassani, vice-président du parti Les Démocrates et frère aîné de Pascal Tigri, présenté comme l’un des principaux protagonistes du coup d’État manqué du 7 décembre, a été interpellé à son domicile à Cotonou le mercredi 28 janvier 2026. Présenté à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), il a été placé sous mandat de dépôt.
Selon des sources concordantes, cette arrestation intervient à l’issue d’un processus d’enquête engagé depuis plusieurs semaines, au cours duquel l’intéressé aurait pris la fuite après les événements du 7 décembre. D’après les informations recueillies, Tigri Alassani se serait soustrait aux autorités dès le déclenchement des investigations liées à la tentative de coup d’État, renforçant ainsi les soupçons des enquêteurs. Ce contexte avait été marqué par l’émission de notices de recherche visant plusieurs personnes impliquées, dont Pascal Tigri, Kemi Seba et d’autres présumés complices.
Les enquêtes auraient par la suite mis en évidence des éléments laissant présumer une implication de Tigri Alassani dans les faits examinés, justifiant son inscription parmi les personnes activement recherchées. Après plusieurs semaines de cavale, il est récemment revenu à Cotonou. Les autorités ont alors opté pour une démarche procédurale progressive : son passeport a été récupéré et une convocation officielle lui a été remise en vue de son audition par les services compétents, afin de lui permettre de s’expliquer dans un cadre légal, sans recourir immédiatement à une mesure coercitive.
Toutefois, l’intéressé ne s’est pas présenté à la convocation qui lui avait été notifiée. Ce défaut de comparution a conduit les enquêteurs à procéder à son arrestation à son domicile, conformément aux dispositions en vigueur en matière de procédure pénale. Selon une source proche du dossier, cette interpellation répond à la nécessité de garantir sa disponibilité pour les besoins de l’enquête, dans une affaire jugée sensible au regard des enjeux de sécurité nationale.
Si l’arrestation de Tigri Alassani suscite des réactions sur les réseaux sociaux, il convient de rappeler que la procédure en cours relève exclusivement du champ judiciaire. Aucune inculpation formelle n’a, à ce stade, été rendue publique. Depuis le début de cette tentative de coup d’État manquée, le comportement de la justice n’a, selon plusieurs observateurs, laissé transparaître aucun acharnement politique.
Les investigations ont été conduites de manière progressive, méthodique et sereine, dans le respect des procédures légales, en ciblant exclusivement les personnes sur lesquelles pèsent des éléments d’implication avérés. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les responsabilités individuelles dans cette affaire, qui continue de marquer l’actualité nationale.
Rafiou LAWAL