Journée internationale des droits des femmes: WiLDAF-Bénin et le CECI mobilisent les communautés contre les VBG

Dans le cadre de la célébration du 8 mars 2026, le Réseau Wildaf-Bénin et son partenaire technique et financier, le Centre d’Étude et de Coopération Internationale (CECI), ont organisé le jeudi 12 mars 2026 à la Maison des jeunes et de loisirs de la commune de Tori-Bossito, un Tribunal Symbolique Communautaire. Il s’agit d’une plateforme de dialogue communautaire, de sensibilisation transformatrice et d’engagement collectif à travers une mise en scène pédagogique et participative de cas réels de Violences Basées sur le Genre, inspirés des réalités locales. C’est la 1ère adjointe au maire de la commune de Tori-Bossito, Philomène CHINCOUN, qui a procédé à l’ouverture des manifestations.

« La justice sort du tribunal pour l’égalité ». Tel est le thème choisi par le réseau Wildaf-Bénin pour célébrer en différé avec les femmes de la commune de Tori-Bossito le 8 mars, Journée internationale de la femme (JIF), édition 2026. En effet, cette activité vise à contribuer à la réduction des Violences Basées sur le Genre (VBG) dans la commune de Tori-Bossito, dans le département de l’Atlantique, en transformant la Journée internationale de la femme en une plateforme de dialogue communautaire, de sensibilisation transformative et d’engagement collectif. De façon spécifique, il a été question, à travers une démonstration pratique auprès de la population des communes cibles, de démystifier les mécanismes judiciaires et sociaux de lutte contre les VBG, de vulgariser les textes de loi en lien avec les VBG ainsi que les services de référencement et de contre-référencement, et enfin de simuler l’engagement collectif des hommes et des jeunes à combattre les violences faites aux femmes et aux filles.
Sensibilisation et engagement communautaire…
Au cours des travaux, WiLDAF-Bénin, avec les femmes de Tori-Bossito, ont identifié les obstacles liés à l’égalité. Les femmes et les jeunes filles ont aussi été informées de leurs droits. Outre cela, il y a eu la création d’espaces de dialogue où la loi protège les plus vulnérables. Dans son mot de bienvenue, la Coordonnatrice Nationale de WiLDAF-Bénin, Françoise SOSSOU AGBAHOLOU, a laissé entendre que la justice est perçue comme une forteresse inaccessible, froide, située loin de nos réalités quotidiennes. Une femme victime de violence, une veuve spoliée de ses biens, une fille harcelée ou privée d’héritage : toutes ces personnes savent où se trouve le tribunal, mais n’ont pas toujours les moyens, la connaissance ou le courage d’y aller. Par ailleurs, Mme AGBAHOLOU a tenu à préciser aux femmes, aux filles et aux hommes de Tori-Bossito que la justice n’est pas seulement le juge et son maillet. « Elle est l’accès aux services sociaux de base, le droit à la terre pour cultiver et nourrir sa famille. La justice, c’est aussi l’égalité des chances dans les instances de décision dans nos communes », a-t-elle ajouté. Elle a, pour finir, remercié les autorités locales pour leur accueil, de même que le CECI de croire en leur vision, ainsi que la population de Tori-Bossito. À sa suite, le représentant du CECI, DAGBE Hodonou, a rappelé que le 8 mars est un moment de mobilisation collective pour rappeler que les droits des femmes et des filles ne sont pas négociables et que leur protection est une responsabilité partagée par toute la société. Il a ensuite salué l’engagement de WiLDAF-Bénin, des autorités locales, des acteurs institutionnels ainsi que de toutes les personnes présentes pour leur mobilisation en faveur des droits des femmes et des filles. M. DAGBE Hodonou a, pour clore ses propos, invité toutes et tous à participer activement aux échanges afin que cette initiative contribue concrètement à renforcer la justice, la dignité et la sécurité des femmes et des filles dans nos communautés.

Ouvrant les manifestations, la 1ère adjointe au maire de la commune de Tori-Bossito, Philomène CHINCOUN, a fait observer que le thème de cette célébration résonne particulièrement dans sa commune, en ce sens que dans leurs villages, les difficultés d’accès à la justice sont une réalité due, parfois, au manque d’informations, au poids de nos coutumes, bien que précieuses, et à la pression sociale. Elle s’est ensuite réjouie de la venue de WiLDAF et du CECI dans sa commune, vu qu’elle constitue une opportunité de former leurs leaders communautaires, de sensibiliser leurs populations, de rapprocher les services juridiques de ceux qui en ont besoin et de sortir les filles et les femmes de la loi du silence. Pour sa part, Mme CHINCOUN a pris l’engagement solennel, en son nom et au nom de ses autres collègues conseillers communaux, de faire de l’égalité une priorité dans leurs projets de développement local.
S.E
