Présidentielle du 12 avril 2026 : La Cour constitutionnelle déploie ses observateurs

Discrets mais omniprésents, les superviseurs de la Cour constitutionnelle quadrillent le territoire à l’approche du scrutin présidentiel. Une présence qui vise à garantir un climat apaisé et le respect des règles électorales.
Une présence silencieuse accompagne les mouvements de campagne à travers le territoire. Dans les centres urbains comme dans les localités plus éloignées, des agents de la Cour constitutionnelle observent, échangent et consignent les faits, loin des projecteurs. Casquette vissée sur la tête, tee-shirt et sac floqué du logo de l’institution, ces superviseurs parcourent quartiers, marchés et lieux de rassemblement. Leur mission : veiller au bon déroulement de la campagne des duos en lice, sans perturber les activités ni s’imposer dans l’espace public. Depuis le siège de la haute juridiction, Le Président Cossi Dorothé Sossa suit de près les opérations. Les remontées d’informations s’effectuent en continu, permettant une réactivité face aux situations observées sur le terrain. Cette organisation s’appuie sur la coordination et le sens du devoir des équipes déployées. À Abomey-Calavi, un délégué d’arrondissement résume l’esprit de la mission : « Nous sommes là pour nous assurer que tout se passe dans la paix. Notre rôle n’est pas de nous montrer, mais de veiller. » À Lokossa, Judicael Atchou, agent de santé, exprime un sentiment partagé : « Leur présence nous rassure. On sent que la Cour constitutionnelle prend à cœur la réussite de ce scrutin. » Dans les différentes localités, la perception reste globalement positive. À Cotonou, dans la 16ème circonscription électorale, un responsable de la SBEE observe : « Ils viennent, ils regardent, mais ils ne dérangent pas. » Une approche qui traduit une volonté d’observation sans interférence, saluée par plusieurs acteurs. Le regard des citoyens renforce cette impression de veille apaisée. « On comprend qu’ils veulent que les élections se passent bien », confie Auguste Gbétchégnon Videgla. À Porto-Novo, un chef de quartier ajoute : « Leur présence est rassurante. On sait que quelqu’un veille. » Plus au nord, à Parakou, la mission se poursuit malgré les contraintes climatiques et l’intensité des activités locales. Julie Azagba, étudiante, souligne : « Ils ne se montrent pas, mais ils sont là, et cela suffit à apaiser les esprits. » À Bohicon, un superviseur consigne ses observations en toute discrétion au milieu d’un meeting politique, illustrant cette posture de vigilance sans ostentation. À travers ce dispositif, la Cour constitutionnelle affirme sa présence sur l’ensemble du territoire, en misant sur la proximité, la neutralité et la discrétion. Une démarche qui contribue à instaurer un climat de confiance autour du processus électoral, en laissant aux citoyens le sentiment que le scrutin se prépare sous une surveillance attentive et équilibrée.
A.T
