Modernisation de l’axe Godomey–Ouidah-Hillacondji : La BID mobilise 201 milliards FCFA au profit du Bénin

La Banque islamique de développement accorde au Bénin un important financement pour la reconstruction de l’axe Godomey–Ouidah–Hillacondji. Cette enveloppe traduit la solidité du partenariat entre Cotonou et les institutions financières arabes.
Pour des échanges commerciaux plus fluides et dynamiques, le Bénin bénéficie d’un appui financier de premier plan. En décembre dernier, le Conseil d’administration de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé un financement d’environ 201 milliards FCFA, soit près de 1,365 milliard de dollars, pour la reconstruction et la modernisation de la route Godomey–Ouidah–Hillacondji. Il s’agit du concours le plus élevé validé au cours de cette session.
Cette décision confirme la confiance de l’institution multilatérale dans la gouvernance économique béninoise et consolide un partenariat de longue date entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes. Depuis plusieurs décennies, ces partenaires accompagnent la mise en œuvre de projets structurants, contribuant à l’amélioration des infrastructures et à la dynamique de transformation économique et sociale.
Long de 58 kilomètres, le tronçon Godomey–Ouidah–Hillacondji constitue un maillon stratégique du corridor Abidjan–Lagos, l’un des axes les plus fréquentés et les plus intégrateurs d’Afrique de l’Ouest. Le projet bénéficie d’un cofinancement de plusieurs partenaires, dont la Banque africaine de développement, le Fonds pour l’environnement mondial et l’Union économique et monétaire ouest-africaine. L’ambition est d’améliorer la fluidité du trafic, de renforcer la sécurité routière et de soutenir l’intensification des échanges commerciaux transfrontaliers.
L’approbation de ce financement s’inscrit dans la continuité des discussions engagées à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la BID à Alger. La délégation béninoise y avait échangé avec les dirigeants de l’institution, notamment le président de la BID, Mohammed Al Jasser, et le vice-président des Opérations, Ahmed Rami, sur l’augmentation des concours financiers accordés au pays, au regard de ses performances économiques et de ses réformes.
La mission était conduite par le ministre d’État Romuald Wadagni, gouverneur du Groupe de la BID pour le Bénin, avec la participation du chargé de mission du président de la République, Zul-Kifl Salami. Ce dernier a rappelé l’orientation stratégique du gouvernement en soulignant que « En diversifiant nos leviers de croissance, nous bâtissons une économie au service du bien-être collectif, fondée sur une transformation structurelle capable de résister aux crises et de répondre durablement aux besoins des populations. »
Projet partagé entre la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, le corridor Abidjan–Lagos fait l’objet d’un suivi attentif des partenaires techniques et financiers, qui apprécient la capacité de chaque pays à exécuter efficacement les travaux sur son tronçon. Pour le Bénin, ce financement record représente à la fois une reconnaissance internationale de la qualité de sa gestion économique et un engagement à conduire le projet avec rigueur, transparence et efficacité.
Rafiou Lawal