Projet d’électrification des villages de Agonmey et Gbétagbo /Commune d’Abomey-Calavi : Les manœuvres des élus locaux pour priver les populations de l’électricité
Agonmey et Gbétagbo, villages de l’arrondissement d’Akassato, frontalier à l’arrondissement de Glo est l’une des localités de la commune d’Abomey-Calavi.Il participe énormément au désengorgement enregistré ces dernières années au niveau de la ville cosmopolite, Cotonou. C’est une nouvelle ère de développement qui s’ouvre dans ce village puisqu’il ne se passe un jour où on ne découvre de nouveaux propriétaires. Mais cette ascension n’est pas partagée par certains autochtones et des élus locaux de ce village.
En effet, ils se développent des attitudes empêchant une bonne partie de la population à avoir accès aux compteurs électriques. Selon certaines indiscrétions, le projet d’extension du dispositif d’accès à l’énergie électrique est mal exécuté. Et pour cause ! Dans la mise en œuvre, les élus locaux sont impliqués pour donner des directives à suivre à l’entreprise qui doit exécuter le marché. Il se trouve qu’ils ne donnent pas des informations et indications non fiables quant aux lieux appropriés où les poteaux et les fils électriques doivent être posés. Ces indications étant déjà prises en compte par une cartographie préétablie, les poteaux sont implantés suivant le plan prévu une fois sur le terrain. Ces manœuvres consistent à priver les populations, surtout les nouveaux acquéreurs de parcelle de compteurs électriques dans leur maison, puisque la distance séparant leur domicile au lieu traversé par les fils électriques et les poteaux sont éloignés. Ce qui oblige ces derniers à solliciter l’appui des détenteurs de compteur électrique de la Société Béninoise de l’Energie Electrique (SBEE) des maisons voisines. Lesquels compteurs électriques sont pour la plupart des propriétés de certains élus locaux ou de leurs plus proches parents. Le besoin en énergie électrique étant très important pour tout ménage, ces nouveaux propriétaires de maison à Gbétagbo sont contraints à payer à prix d’or le kilowattheure.
Quatre cent (400FCFA) par endroits, trois cent (300FCFA), voire cinq cent (500FCFA) dans les quartiers les plus reculés de ce village, ces vendeurs particuliers profitent d’un bien public pour se faire allègrement de l’argent au détriment des pauvres populations. Ceux qui refusent de faire le jeu font les demandes auprès des services appropriés mais une fois arrivé, leur compteur sont posés à 500m, 1KM, voire 2KM pour d’autres. Ce qui joue énormément sur la qualité de l’énergie fournie. Dans plusieurs ménages, on observe une baisse criarde de l’énergie électrique. Impossible d’allumer le poste Téléviseur, des lampes électriques allumées en demi-teinte, d’autres qui ne s’allument du tout pas, des appareils électroménagers fréquemment détériorés du fait de la mauvaise qualité de l’énergie fournie, tout un calvaire que vivent les populations. Pendant ce temps, les poteaux électriques sont implantés dans les coins les plus reculés parfois avec tout le dispositif nécessaires.
Il y a quelques mois, de nouveaux poteaux ont été implantés dans le village. Paradoxe, une bonne partie se retrouve encore dans les coins les plus reculés alors que des ménages en manquent cruellement. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Elles invitent les autorités à leur venir au secours afin d’arrêter la saignée.
Rafiou LAWAL