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Conseil communal d’Abomey-Calavi : Tensions et révélations à la session extraordinaire sur les lotissements de Togba et Glo-Djigbé

(Nécessite pour la Cour Spéciale des Affaires Foncières de faire la lumière sur ce dossier de mafia foncière)

La session extraordinaire du conseil communal d’Abomey-Calavi, tenue ce mardi 04 novembre 2025, a été marquée par de vives tensions autour du dossier sensible des contrats de lotissement. Entre accusations, dénégations et contradictions, le maire Angelo Ahouandjinou a dû maintenir une main ferme pour sauver le déroulement des travaux.

 

Comme annoncé par STRACOM, la session extraordinaire du conseil communal d’Abomey-Calavi s’est ouverte dans une atmosphère électrique. À peine la secrétaire exécutive Carine Laourou a-t-elle lu l’arrêté communal convoquant la session que des conseillers ont immédiatement introduit des motions, suscitant la résistance du maire Angelo Ahouandjinou, qui a tenu à poursuivre l’ordre du jour initial.

 

Le premier point de tension fut justement cet ordre du jour, centré sur « la situation des contrats de lotissement des zones Drabo à Togba et Agongbé à Glo-Djigbé ». Le maire a refusé qu’on y apporte des amendements, estimant que le sujet avait déjà été retenu lors de la dernière session ordinaire. Malgré les protestations, l’autorité communale a tenu bon durant plus d’une trentaine de minutes avant de soumettre le texte au vote. Fait surprenant : même les élus les plus virulents ont voté pour. Résultat : 25 voix pour, 1 contre et 2 abstentions.

 

Le débat général s’est ensuite ouvert en présence de trois acteurs clés : Pierre Gbegnon, chef d’arrondissement de Togba, Sètondji Boco, conseiller municipal et ancien CA de Glo-Djigbé, ainsi que l’urbaniste Gérard Kuassi.

L’exposé de ces intervenants a révélé des divergences profondes. Sètondji Boco a accusé : « Il y a eu une manipulation du plan pour mettre en déroute plusieurs centaines d’hectares de parcelles et mon nom y a été mêlé sans ma caution ». De son côté, Pierre Gbegnon a dénoncé une « affirmation diffamatoire » et annoncé son intention de porter plainte, sans aborder le fond des accusations.

 

L’urbaniste Gérard Kuassi, quant à lui, a laissé entendre que s’il y a eu des irrégularités, elles ne se seraient pas produites « au temps du CA Pierre Gbegnon », une position qui entretient davantage la confusion, d’autant que Sètondji Boco a exhibé des pièces justificatives qu’il affirme avoir obtenues du même urbaniste.

 

Au terme des échanges, le flou persiste. Si le conseil communal a permis aux différentes parties de s’exprimer, aucune conclusion nette n’a été tirée. Beaucoup appellent désormais à l’intervention de la Cour spéciale des affaires foncières pour démêler cette affaire.

 

Le maire Angelo Ahouandjinou est invité à transmettre le rapport de la session à la justice pour la poursuite des enquêtes. Car au regard de la complexité du dossier, il est prématuré de parler de victoire ou de vérité établie. Une chose est sûre : la commune d’Abomey-Calavi n’a pas encore fini de parler de l’affaire des lotissements de Togba et Glo-Djigbé.

 

On y reviendra.

Rafiou Lawal

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