Finance et développement en Afrique : Le FAGACE et l’UADC en alliance pour des modèles économiques productifs

Face aux besoins croissants de financement sécurisé et de compétences adaptées aux réalités africaines, le Fonds de Garantie et de Coopération Économique et l’Université Africaine de Développement Coopératif ont officialisé un partenariat structurant, fondé sur la convergence entre expertise financière et production de savoir.
Conscients de ce que la mobilisation des ressources et la qualité du capital humain conditionnent la réussite des politiques de développement, le Fonds de Garantie et de Coopération Économique (FAGACE) et l’Université Africaine de Développement Coopératif (UADC) ont signé, le mercredi 17 décembre 2025, un accord-cadre de partenariat. La cérémonie, tenue en présence de responsables de haut niveau des deux institutions, consacre une volonté commune d’inscrire la finance de développement dans une logique de connaissances appliquées et de modèles économiques inclusifs.
Intervenant à cette occasion, le Directeur Général du FAGACE, Ngueto Tiraïna YAMBAYE, a souligné la portée stratégique de l’accord. « Plus qu’un simple accord-cadre, c’est une alliance stratégique entre la finance de développement et le savoir-faire africain », a-t-il déclaré, avant de rappeler que « le FAGACE a pour vocation d’être l’architecte des garanties qui sécurisent l’investissement et réduisent les risques pour les économies de nos États membres. Notre rôle est de catalyser la confiance ». Il a également mis en avant le positionnement singulier de l’UADC, affirmant : « l’Université Africaine de Développement Coopératif (UADC) est une institution publique multinationale unique, spécialisée dans les domaines vitaux de l’Économie Coopérative, de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et de la gestion du développement. Vous êtes l’usine de pensée et de formation qui élabore les modèles de croissance inclusifs dont l’Afrique a besoin ».
Au-delà des déclarations d’intention, le partenariat repose sur des axes opérationnels clairement définis. Selon le Directeur Général du FAGACE, « cet accord-cadre repose sur des ambitions claires et mutuelles. Il nous engage à travailler ensemble sur trois axes majeurs ». Le premier porte sur le renforcement des capacités et l’expertise, à travers la mutualisation des ressources, des savoirs et des expériences des deux institutions pour déployer des formations ciblées au profit des cadres du secteur public et privé. Le deuxième axe concerne la recherche-action et l’innovation, avec la mise en œuvre de projets conjoints mobilisant l’expertise scientifique de l’UADC afin d’éclairer les décisions d’investissement et de garantie. Le troisième axe vise le financement du capital humain et de l’entrepreneuriat, par la création d’un mécanisme de garantie dédié aux jeunes formés qui souhaitent entreprendre, afin de faciliter l’accès au financement et de relier idées innovantes et ressources financières.
Du côté de l’UADC, le Recteur Biao Barthélémy a salué la portée de l’accord, qu’il a présenté comme une avancée significative dans la dynamique d’ouverture et de professionnalisation portée par l’Université. Il a rappelé que ce partenariat s’inscrit pleinement dans la mission fondatrice de l’UADC, axée sur la formation et l’accompagnement d’acteurs capables de contribuer durablement au développement économique et social du continent. Pour lui, « le FAGACE, institution de référence en matière de garantie et de financement du développement, partage avec l’UADC une vision commune : celle d’une Afrique qui valorise les compétences, sécurise l’investissement et soutient l’innovation au service des populations ».
À travers cet accord, les deux institutions entendent ouvrir des perspectives concrètes en matière de formation, de recherche appliquée, de diffusion des bonnes pratiques financières et de renforcement de l’accompagnement des projets. Le Recteur de l’UADC a réaffirmé son engagement à faire de ce partenariat un cadre opérationnel et porteur d’impact, au bénéfice des étudiants, des acteurs économiques et, plus largement, des États membres engagés dans une dynamique de développement durable.
N.C