Nuit Internationale de la Presse : Le comité d’organisation dévoile les ambitions et grandes lignes
(Célébration de l’excellence et engagement social affirmé)

Le comité d’organisation de la première édition de la Nuit Internationale de la Presse prévue du 11 au 13 juin 2026 au Bénin a animé, le dimanche 20 avril 2026 à Cotonou, une conférence de presse pour lever le voile sur les ambitions de cet événement inédit. Au-delà d’une simple cérémonie de récompenses, les initiateurs entendent instaurer un véritable rendez-vous continental de valorisation du métier de journaliste, tout en y intégrant une dimension sociale forte.
<<Valoriser l’image de la presse auprès du grand public, récompenser par des trophées les meilleures productions et mettre en lumière les icônes d’hier et d’aujourd’hui, créer un cadre annuel de retrouvailles et de convivialité entre les professionnels des médias du continent, promouvoir la relève et susciter des vocations, faire de la Nuit Internationale de la Presse le rendez-vous qui compte en Afrique et dans le monde, renforcer le dialogue entre médias, pouvoirs publics et partenaires, rendre hommage aux doyens et aux professionnels des médias qui ont rejoint la demeure de l’Eternel, consolider la solidarité internationale entre les professionnels des médias, honorer ceux et celles qui soutiennent et adulent la presse>>. Ce sont là les objectifs de la première édition de la nuit Internationale de la presse. D’entrée, le promoteur Patrice Gbaguidi Sèwanou a dressé un constat sans détour : « La presse africaine n’a pas de soirée des Césars, pas de Grammy. Pas d’événements dédiés aux hommes et aux femmes des médias pour les célébrer ». Face à cette réalité, la Nuit Internationale de la Presse se veut un cadre inclusif, rassemblant reporters, rédacteurs, directeurs de publication, techniciens de l’image, mais aussi partenaires et décideurs. « C’est celui de tous les acteurs qui contribuent au rayonnement de la presse », a-t-il souligné. Plus qu’une vitrine de distinction, l’événement ambitionne de susciter une réflexion approfondie sur les enjeux du journalisme en Afrique. À cet effet, sept communications seront animées avec des thématiques aussi variées que pertinentes. Parmi celles-ci figurent : « Le statut du journaliste au Bénin : entre reconnaissance légale et précarité professionnelle », « Informer à tout prix ? Les limites juridiques du journalisme au Bénin », ou encore « Déontologie journalistique, une utopie en Afrique ? ». Les organisateurs ont également intégré des problématiques contemporaines telles que « Le journalisme à l’heure de la désinformation et de l’intelligence artificielle : enjeux et responsabilités », ainsi que des sujets souvent peu abordés comme « L’estime de soi dans le secteur de la presse » et « Aliments, vitamines énergétiques pour la santé osseuse d’un journaliste ». Une communication portera également sur « La pratique de la photo de presse dans les médias en ligne en République Démocratique du Congo ». « Nous avons appelé d’autres compétences pour diversifier les débats », ont précisé les organisateurs, qui ont insisté sur la nécessité d’un regard pluridisciplinaire pour mieux appréhender les mutations du secteur. Au-delà des distinctions, la Nuit Internationale de la Presse intègre une forte dimension sociale. Le comité d’organisation, à travers ses membres, a mis en avant plusieurs initiatives visant à améliorer les conditions de vie des professionnels des médias. Il s’agit notamment de la mise en place d’une assurance à coût accessible, destinée à offrir une meilleure protection sociale aux journalistes souvent confrontés à la précarité.
Par ailleurs, le projet de création d’un média commun dénommé « Afrique en grand » a été évoqué. Cette plateforme ambitionne de « changer le narratif africain » en valorisant les initiatives positives du continent. À terme, les organisateurs envisagent également la mise en place d’une Union de la presse africaine, afin de renforcer la solidarité et la coopération entre professionnels.
« La Nuit Internationale de la Presse n’est pas un événement de revendications », ont toutefois rappelé les initiateurs, tout en rendant hommage aux associations et acteurs engagés dans la défense des droits des journalistes. Pour cette première édition prévue en juin, 71 nominés issus de douze pays sont attendus, avec des activités réparties entre Cotonou, Ouidah et Godomey. Le budget prévisionnel s’élève à 28.150.000 FCFA. Pour le succès de l’activité, un appel a été lancé aux partenaires et aux bonnes volontés.
« Nous avons besoin de vous […] Chaque relais éditorial compte », a déclaré Norbert Kuassi, qui a appelé à une mobilisation générale. Au nom des nominés, la journaliste Houssena Abdoulaye Assani a renchéri : « Croyez en vous, cet événement réussira grâce à vous ». Damien Houessou, journaliste, promoteur de médias et membre du Comité d’organisation a invité les professionnels des médias à faire de cette nuit leur affaire. << C’est notre chose. C’est notre affaire. Que chacun fasse le travail pour que cela soit une réussite>>. En initiant cette rencontre, les promoteurs entendent poser les bases d’un rendez-vous durable dédié au quatrième pouvoir. « Nous voulons célébrer avec honneur et dignité ceux qui font la fierté de la presse africaine », a conclu Patrice Gbaguidi Sèwanou.
O.W