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Cour pénale internationale : le Tchad se retire et invoque sa souveraineté

Le Tchad a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant un nouveau tournant dans les relations entre plusieurs États africains et la juridiction de La Haye. Les autorités tchadiennes ont notifié leur décision au Secrétaire général des Nations unies, conformément à l’article 127 du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Le retrait ne deviendra effectif qu’au terme d’un délai d’un an.

Dans un communiqué, le gouvernement de N’Djamena justifie cette décision par ce qu’il qualifie de justice « sélective », « à géométrie variable » et insuffisamment efficace. Selon les autorités, la Cour concentre l’essentiel de ses procédures sur les pays africains, alimentant un sentiment d’inégalité dans l’application du droit international. Elles affirment toutefois que ce retrait ne remet pas en cause leur engagement en faveur de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des auteurs des crimes les plus graves.

 

Avec cette décision, le Tchad rejoint le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont également annoncé leur retrait de la CPI, dans un contexte de remise en cause croissante des institutions judiciaires internationales au nom de la souveraineté des États africains. Créée en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les auteurs de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et, dans certains cas, de crimes d’agression. Le départ du Tchad constitue un nouveau défi pour une institution déjà confrontée à des critiques récurrentes sur son fonctionnement et sa légitimité.

Rafiou Lawal 

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