Intégration économique régionale : Le Parlement de la CEDEAO veut faire des MPME un socle

Réunis à Cotonou pour une session délocalisée de leur commission mixte, les parlementaires de la CEDEAO ouvrent cinq jours de réflexions consacrés aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME). L’objectif est de lever les obstacles à leur développement, d’accélérer leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et de renforcer leur contribution à la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.
Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest. C’est autour de cette ambition que s’est ouverte, ce lundi 27 juillet 2026 à Cotonou, la réunion délocalisée de la commission mixte du Parlement de la CEDEAO, consacrée au renforcement de ces entreprises comme moteurs des chaînes de valeur régionales.
Représentant le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Joseph F. Djogbénou, le deuxième vice-président de l’institution, Professeur Mahougnon Kakpo, a insisté sur la nécessité de placer l’initiative privée au cœur des politiques communautaires. Il a estimé que les MPME constituent la véritable colonne vertébrale des économies ouest-africaines et que leur essor passe par un environnement réglementaire plus favorable, capable de stimuler l’investissement, l’innovation et la création d’emplois, notamment au profit des jeunes et des femmes.
Les travaux, prévus jusqu’au 31 juillet, portent sur le thème : « Renforcer le rôle des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) comme moteurs formels des chaînes de valeur régionales de la CEDEAO ». Au-delà des échanges, les parlementaires ambitionnent d’identifier des réformes susceptibles d’améliorer la compétitivité des entreprises, de favoriser leur formalisation et de leur permettre de mieux tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour Mahougnon Kakpo, les parlements nationaux et communautaires ont également la responsabilité de veiller à la mise en œuvre effective des politiques publiques en faveur du secteur privé.
Le gouvernement béninois a réaffirmé son engagement en faveur des MPME. La ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Awaou Baco, a présenté les actions conduites à travers l’Agence de développement des PME (ADPME) pour accompagner les entrepreneurs. La participation de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Formation technique, Sèdami Mèdégan Fagla, a, quant à elle, mis en évidence l’importance d’une meilleure adéquation entre les besoins du marché, la formation des compétences et les exigences de l’industrialisation.
Les échanges portent également sur la réduction des barrières non tarifaires, le renforcement du transfert de technologies, la transformation locale des matières premières ainsi que l’amélioration de l’accès au financement. Les participants examinent notamment des mécanismes innovants, dont des fonds de garantie destinés à faciliter l’accès au crédit des MPME, avec une attention particulière accordée aux entreprises dirigées par des femmes.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’honorable Adjaratou Traoré, deuxième vice-présidente du Parlement de la CEDEAO, représentant la présidente de l’institution, Hadja Memounatou Ibrahima. En lançant officiellement les travaux, elle a invité les parlementaires à formuler des recommandations concrètes et rapidement applicables afin de renforcer durablement la place des MPME dans l’intégration économique de l’espace communautaire.
A.T