Festival Masègòhún Avrankou 2026 : Djogbénou rend hommage à l’héritage de Yédénou Adjahoui

La première édition du Festival Masègòhún a connu son épilogue ce mardi 11 août 2026 à Avrankou. Organisé par l’Association « Les paroles de Yédénou Adjahoui » en hommage à l’illustre artiste et créateur du rythme Masègòhún, l’événement a été marqué par la présence du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, parrain de cette édition. Accueilli dans une ambiance chaleureuse à la Maison des jeunes d’Avrankou, il était accompagné d’une forte délégation de parlementaires.
Durant cinq jours, du 7 au 11 août, le festival a permis de revisiter l’œuvre et la pensée de Yédénou Adjahoui, figure emblématique de la musique traditionnelle béninoise. Pour cette cérémonie de clôture, le président Djogbénou était notamment accompagné des députés David Houinsa, Jean-Michel Abimbola, Sofiath Schanou, Charlemagne Yankoty, Denise Degbedji, Cécile Ahoumènou, Hypolite Hazounme, Victor Hounsa et Michel Sodjinou.
Une présence parlementaire fortement saluée
La participation du président de l’Assemblée nationale à cette première édition a été particulièrement appréciée par les organisateurs et les autorités locales. Dans son allocution, le président de l’Association « Les paroles de Yédénou Adjahoui », Appolinaire Oussou-Lio, a salué l’engagement du président Djogbénou en faveur de la culture. « Votre présence est un message fort et porteur d’espoir.
Elle montre que, pour vous, la culture n’est pas un secteur de second rang », a-t-il déclaré. Le maire d’Avrankou, Gabriel Ganhoutodé, a également souligné la portée de cette présence. Selon lui, le soutien du président de l’Assemblée nationale confère à cette première édition « une dimension particulière et historique », tout en constituant un appui direct à la promotion de la culture.
Un double hommage à Yédénou Adjahoui
Au cours du festival, Joseph Djogbénou a rendu hommage à deux reprises à la mémoire de l’artiste. Après avoir visité l’exposition consacrée à ses œuvres, le président de l’Assemblée nationale avait salué le parcours exceptionnel de Yédénou Adjahoui, présenté comme un chanteur, philosophe, éducateur et éveilleur de conscience. Lors de la cérémonie de clôture, il est revenu sur la portée de son héritage culturel et intellectuel. Rappelant que la véritable identité de l’être humain s’enracine dans sa culture, il a notamment déclaré : « Yédénou Adjahoui a une place dans l’éternité et dans l’intemporalité. Il n’est plus un simple être humain, il est un esprit. Un esprit qui nous habite, un esprit que chacun doit incarner. »
Pour le président Djogbénou, l’œuvre de l’artiste dépasse ainsi le cadre musical. Historien, sociologue et homme de lettres dans sa langue d’expression, Yédénou Adjahoui a, selon lui, été un véritable témoin de son époque, dont l’œuvre continue d’interpeller les générations actuelles.
Pérenniser la mémoire et transmettre l’héritage
Au-delà de la célébration, le président de l’Assemblée nationale a appelé à inscrire la mémoire de Yédénou Adjahoui dans la durée. Il a plaidé pour que son héritage ne soit pas uniquement commémoré à l’occasion de l’anniversaire de son décès, mais qu’il fasse l’objet d’une transmission permanente aux jeunes générations. Dans cette perspective, Joseph Djogbénou a rassuré les organisateurs quant à l’accompagnement des députés pour contribuer à la pérennisation de cette initiative culturelle. Représentant le ministre de la Culture, le Directeur départemental de la Culture de l’Ouémé,
César Godonou, a, pour sa part, formulé le vœu de voir le Festival Masègòhún s’inscrire durablement dans l’agenda culturel national.
Un patrimoine culturel à préserver
Décédé le 11 août 1995, Yédénou Adjahoui demeure une figure majeure de la culture béninoise. Créateur du rythme Masègòhún, il a laissé une œuvre riche, dans laquelle se mêlent récits, proverbes, valeurs, spiritualité et éléments de mémoire collective. À travers cette première édition du festival, Avrankou entend ainsi contribuer à la sauvegarde et à la transmission de cet héritage. L’enjeu est désormais de faire de cette initiative un rendez-vous culturel durable, capable de rapprocher les nouvelles générations de l’œuvre d’un artiste dont la pensée et les créations continuent de nourrir la mémoire culturelle béninoise.
Rafiou LAWAL