Assemblée nationale : Joseph Fifamin Djogbénou engage la commission C4 sur les défis de l’éducation et de l’inclusion des jeunes filles

Réunis les 6 et 7 octobre 2026 à Bohicon, les députés membres de la commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales de l’Assemblée nationale prennent part à un séminaire consacré à la maîtrise de leurs attributions. Présidée par Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’institution parlementaire, la cérémonie d’ouverture a mis en lumière les enjeux de l’insertion professionnelle des jeunes filles dans l’enseignement agricole et de la pérennisation de l’éducation à la santé sexuelle.
La commission C4 de l’Assemblée nationale entend renforcer l’efficacité de son action au cours de la mandature 2026-2033. C’est dans cette perspective que ses membres se retrouvent à l’hôtel Amazone de Bohicon pour deux jours de travaux destinés à approfondir leurs connaissances du fonctionnement parlementaire, de leurs responsabilités législatives et des mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale. Organisé sous la présidence de la professeure Éléonore Yayi Ladékan, présidente de la commission, ce séminaire est cofinancé par l’Assemblée nationale et l’ONG APRETECTRA. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’Assemblée nationale. Dans son allocution, Éléonore Yayi Ladékan a exprimé sa gratitude au président de l’Assemblée nationale pour son accompagnement constant. Elle a également salué l’appui du bureau de l’institution, de la conférence des présidents, de l’ONG APRETECTRA et de l’Institut parlementaire du Bénin (IPaB). La présidente de la commission a précisé que cette initiative vise à optimiser l’action parlementaire dans les domaines de l’éducation et de la santé des jeunes. Les travaux permettront notamment aux députés de mieux maîtriser le cadre juridique régissant les commissions parlementaires, de renforcer leurs capacités d’examen des projets et propositions de loi, et d’améliorer les techniques d’audition ainsi que le traitement des dossiers. Le séminaire doit également contribuer à l’élaboration d’une feuille de route structurée pour la commission C4 durant la mandature 2026-2033.
L’insertion des filles et la santé sexuelle au cœur des priorités
Au-delà du renforcement des compétences parlementaires, deux préoccupations majeures ont été mises en avant par Éléonore Yayi Ladékan : l’insertion durable des jeunes filles dans les lycées agricoles et la pérennisation du Programme national d’éducation à la santé sexuelle. Pour la présidente de la commission, la prise en charge de ces questions nécessite une exploitation judicieuse des leviers législatifs et budgétaires, fondée sur des données probantes afin de favoriser des réponses adaptées aux réalités sociales. Prenant la parole à son tour, Reine Bossa, directrice exécutive de l’ONG APRETECTRA, a exprimé le souhait que les réflexions engagées débouchent sur des engagements institutionnels concrets et des dispositions législatives favorables au maintien des filles dans l’enseignement technique agricole. Dans son intervention, le président de l’Assemblée nationale a félicité les membres de la commission C4 et leur présidente pour avoir fait le choix de la formation et placé au centre de leurs réflexions des enjeux majeurs pour le développement humain. « Je remarque, à l’occasion de ce séminaire, que vous êtes en train d’atteindre vos objectifs. Et c’est là l’essentiel : savoir qui on est, savoir pourquoi on est là, savoir ce que l’on doit faire et s’engager pour la réalisation des objectifs et la pertinence de l’action publique. C’est pour cela que je voudrais vous en remercier. Cela s’inscrit dans la direction que nous impose le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui stipule clairement que la première année de la mandature doit être consacrée à la formation des députés. C’est ce que nous avons déjà fait à l’endroit des élus à travers plusieurs séminaires, et cela se poursuit désormais au sein des commissions », a déclaré Joseph Fifamin Djogbénou. À travers ces propos, le président de l’institution parlementaire a rappelé l’importance de la formation des élus dans l’amélioration de la qualité du travail législatif et de l’action publique. Il a également encouragé la poursuite de cette dynamique au sein des différentes commissions. S’adressant à la représentante de l’ONG APRETECTRA, il a salué l’engagement de la société civile en faveur du développement humain durable. « Je voudrais à mon tour exprimer à la directrice toute notre considération et toute notre gratitude. Vous faites partie des organisations de la société civile actives, pertinentes et soucieuses du développement humain durable. Je voudrais réitérer l’assurance de l’Assemblée nationale : nos objectifs croisés deviennent communs. Les préoccupations que vous avez exprimées tout à l’heure concernant l’inclusion des jeunes filles et la santé sexuelle sont aussi les nôtres. »
Un engagement en faveur de l’inclusion des femmes
Avant de procéder au lancement officiel des travaux, Joseph Fifamin Djogbénou a souligné la convergence entre les préoccupations soulevées lors du séminaire et les orientations défendues par les deux groupes parlementaires soutenant l’action de l’État. Il a notamment rappelé que l’inclusion des femmes constitue un axe important de la vision du régime actuel, laquelle suppose des mesures favorisant leur éducation, leur apprentissage et leur accès à l’emploi.
Rafiou LAWAL