8e colloque scientifique Parakou-Kara : Joseph Djogbénou, le parrain qui n’a jamais quitté l’amphithéâtre

À l’ouverture du 8e colloque scientifique international des Universités de Parakou et de Kara, mardi 15 septembre 2026, le Recteur de l’Université de Parakou a rendu un hommage appuyé au parrain de l’événement, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou. Au-delà du Président de l’Assemblée nationale, de l’ancien président de la Cour constitutionnelle et de l’ancien ministre de la Justice, il a surtout salué l’enseignant-chercheur qui, malgré les hautes responsabilités exercées au service de l’État, est resté fidèle à l’université et à ses étudiants.
Le 8e colloque scientifique international des Universités de Parakou et de Kara s’est ouvert mardi 15 septembre 2026 à l’Université de Parakou autour du thème : « Innover pour un avenir durable : enjeux, défis et rôles des universités africaines ». Parrain de cette rencontre qui réunit près de 900 participants, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou a reçu, à cette occasion, un hommage particulier du Recteur de l’Université de Parakou.
Un hommage moins adressé au Président de l’Assemblée nationale qu’au professeur demeuré, au fil des années et des responsabilités, attaché à l’enseignement et à la recherche.
« Un grand soutien de l’Université de Parakou », a résumé le Recteur, avant de rappeler une tradition à laquelle Joseph Djogbénou est resté fidèle : sa présence devant les étudiants de la Faculté de droit et de science politique pour le premier cours d’introduction au droit.
Une fidélité d’autant plus remarquée qu’elle a traversé plusieurs étapes de sa carrière publique.
C’est précisément cette continuité que le Recteur de l’Université de Parakou a voulu mettre en évidence.
Malgré les contraintes liées à ses différentes fonctions, a-t-il expliqué en substance, Joseph Djogbénou « n’a jamais manqué d’être présent au premier cours pour les étudiants de la Faculté de droit ».
Et la tradition devrait se poursuivre cette année encore. Désormais Président de l’Assemblée nationale, le professeur a déjà donné son engagement : les étudiants l’attendent à nouveau à la mi-octobre.
« Comment s’organise-t-il ? »
L’hommage du Recteur a alors pris la forme d’une interrogation.
Comment un responsable appelé à exercer successivement de si hautes charges parvient-il à rester enseignant ? Comment réussit-il à continuer à faire de la recherche et à maintenir le lien avec les étudiants ?
« Beaucoup se demandent comment il s’organise pour rester l’enseignant de carrière malgré les fonctions. Comment il s’organise pour rester scientifique malgré les hautes fonctions », a relevé le Recteur.
Une question à laquelle, selon lui, Joseph Djogbénou ne livre pas facilement la réponse.
« Nous lui demandons toujours, et il ne révèle jamais le secret de sa stratégie d’organisation », a-t-il lancé, dans une formule à la fois admirative et souriante.
Au-delà de l’anecdote, l’hommage touche à une dimension particulière du parcours de Joseph Djogbénou : la permanence de l’universitaire derrière l’homme d’institution.
Agrégé des Facultés de droit en droit privé et sciences criminelles, major de l’agrégation CAMES, il demeure officiellement enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi et conserve des responsabilités académiques.
« Toute notre fierté est renouvelée par rapport à votre organisation qui allie les hautes fonctions politico-administratives aux charges premières de votre carrière en tant qu’enseignant-chercheur », a-t-il déclaré à l’endroit du parrain.
L’hommage prend une résonance particulière dans un colloque précisément consacré au rôle des universités africaines dans la construction de l’avenir. Car avant de prendre la parole comme Président de l’Assemblée nationale et parrain de la rencontre, Joseph Djogbénou y était aussi, en quelque sorte, chez lui : dans le monde de l’université, de l’enseignement et de la recherche.
Et c’est peut-être l’image que l’Université de Parakou a voulu retenir ce mardi : celle d’un homme passé de l’amphithéâtre aux plus hautes institutions de l’État, sans que l’amphithéâtre disparaisse de son agenda.
Rafiou Lawal
