Economie

Économie circulaire :Le Fonds africain pour l’économie circulaire accompagne 08 pays

Le Fonds africain pour l’économie circulaire accompagne huit nouveaux pays africains dans l’élaboration ou la mise en œuvre de leurs feuilles de route nationales. Le Bénin fait partie des États engagés dans la phase opérationnelle.

Le Fonds africain pour l’économie circulaire, fonds fiduciaire multidonateurs administré par le Groupe de la Banque africaine de développement, élargit son programme d’accompagnement des pays africains engagés dans la transition vers une économie plus circulaire. Pour cette deuxième cohorte du programme des Feuilles de route nationales pour l’économie circulaire (NCER), huit pays sont concernés. L’Angola, le Liberia, Madagascar et le Sénégal vont élaborer leurs propres feuilles de route, tandis que le Bénin, le Tchad, l’Éthiopie et Maurice entament la phase de mise en œuvre de leurs cadres nationaux. L’objectif est de permettre aux États de transformer leurs orientations stratégiques en politiques publiques, programmes financés et dispositifs institutionnels durables. Les feuilles de route doivent notamment identifier les secteurs prioritaires, coordonner l’action des institutions et favoriser l’investissement dans les activités créatrices de valeur locale. Selon Anthony Nyong, directeur du département du Changement climatique et de la Croissance verte à la Banque africaine de développement, cette démarche peut contribuer à répondre au déficit annuel de financement du développement en Afrique, estimé à plus de 400 milliards de dollars. Elle doit également aider les pays à renforcer leurs capacités productives et à transformer leurs priorités en opportunités d’investissement.

Le Bénin entre dans la phase opérationnelle

Au Bénin, cette nouvelle étape s’appuie sur le Plan d’action pour l’économie circulaire lancé en février 2026. Le document fixe des objectifs à atteindre sur dix ans, notamment un taux de recyclage de 25 %, la collecte de l’ensemble des déchets urbains et la création de 300 entreprises circulaires. Plus largement, l’économie circulaire entend réduire les pertes de valeur liées à l’exportation de ressources naturelles sans transformation. Elle favorise la réutilisation des matières, la valorisation des sous-produits agricoles et l’intégration de matières premières secondaires dans les chaînes industrielles. La première cohorte du programme avait déjà permis au Bénin, au Cameroun, au Tchad et à l’Éthiopie d’identifier plusieurs secteurs prioritaires, dont l’agriculture, la construction, les plastiques, le textile, l’énergie, l’eau et l’industrie manufacturière. Avec cette deuxième phase, la Banque africaine de développement entend ainsi accélérer le passage de la stratégie à l’action et faire de l’économie circulaire un levier de création d’emplois, de développement des entreprises et de valorisation des ressources africaines.

H.D

 

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