Faisant l’éloge du nouveau Président au Conseil des Ministres : Les gages de Talon pour une bonne gouvernance sous Romuald Wadagni
(Hommage du président à son épouse, la première Dame Claudine Talon)

Au cours de son ultime Conseil des ministres tenu ce mercredi 13 mai 2026, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a consacré une partie importante de son intervention à son successeur désigné, Romuald Wadagni. Dans une adresse à forte portée symbolique, le chef de l’État sortant a présenté l’actuel président élu comme l’un des artisans majeurs des réformes engagées depuis 2016 et l’homme appelé à poursuivre la dynamique de transformation du pays. « Un collaborateur de confiance ». Devant les membres du gouvernement réunis pour ce dernier Conseil des ministres de son mandat, Patrice Talon a tenu à rappeler que le président élu a été un acteur de premier plan dans les décisions et orientations prises au sommet de l’État
durant la décennie écoulée. À travers ses propos, le chef de l’État a insisté sur la relation de confiance bâtie au fil des années avec Romuald Wadagni, qu’il considère comme un collaborateur ayant pleinement participé aux sacrifices, aux réformes et aux choix stratégiques opérés sous le régime de la Rupture. Cette séquence du discours apparaît comme un véritable témoignage politique adressé à son successeur, dans un contexte de transition historique du pouvoir au Bénin.
Talon mise sur la continuité
Dans son intervention, Patrice Talon s’est montré convaincu que Romuald Wadagni saura maintenir le cap engagé depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Sans formuler de consignes directes, le président sortant a clairement exprimé son espoir de voir les efforts entrepris se consolider sous la prochaine gouvernance. « Je voudrais à l’occasion saluer spécialement le Président de la République élu pour le rôle qui a été le sien en notre sein à l’admiration de nous tous, ce qui a d’ailleurs justifié notre choix de sa personne pour conduire la dynamique pour les prochaines années. Il a été un bon coéquipier pour nous. Je crois qu’il est qualifié et, comme le peuple l’a reconnu, pour être le prochain capitaine de l’équipe gouvernementale du Bénin>>. Le chef de l’État a notamment évoqué la nécessité pour les futurs dirigeants d’agir toujours dans « l’intérêt supérieur de la nation », tout en poursuivant les grandes ambitions de modernisation et de développement du pays.
Là-dessus, il a dit sa confiance en l’homme a réussir la mission. <<C’est vraiment avec beaucoup, beaucoup de fierté et même d’émotion que j’ai approuvé ce choix que les partis politiques ont fait pour vous confier notre destin commun. Nous avons l’assurance que vous saurez conduire notre destin commun avec encore plus de brio et plus de succès que ce que nous avons eu jusque-là. » À travers cette déclaration, Patrice Talon donne à voir une volonté assumée de continuité politique et administrative entre les deux hommes.
Une transmission empreinte d’émotion
Le ton employé par le président sortant a également révélé la dimension personnelle de cette transmission du pouvoir. À plusieurs reprises, Patrice Talon a laissé transparaître son émotion face à la fin imminente de ses fonctions et à la séparation avec ses proches collaborateurs. Dans cette atmosphère de fin de cycle, l’évocation de Romuald Wadagni a pris les allures d’un passage de témoin soigneusement préparé. En saluant publiquement son successeur devant le gouvernement, Patrice Talon semble avoir voulu rassurer sur la continuité de l’État et la poursuite des réformes engagées depuis dix ans.
Un héritage politique assumé.
En mettant en avant le rôle de Romuald Wadagni dans l’action gouvernementale, Patrice Talon a également cherché à inscrire son successeur dans l’héritage politique de la Rupture. Le président élu apparaît ainsi, dans le récit présidentiel, comme le dépositaire d’une expérience acquise au cœur des grandes transformations économiques et institutionnelles du pays. Cette ultime prise de parole du président sortant marque donc bien plus qu’un simple adieu gouvernemental : elle constitue un acte politique fort, celui d’une transmission assumée entre Patrice Talon et Romuald Wadagni.
O.S