Culture

Festival International Racines d’Agonlin : La deuxième édition célébrée avec faste à Zagnanado

(Joseph Djogbénou, Hervé Hehomey et Dr Isidore Hounhuèdo marquent de leur empreinte cette grande fête culturelle)

Porté par Rodolphe Dowénon et une jeunesse dynamique, le Festival International Racines d’Agonlin (FESTIRA) a franchi un nouveau cap à l’occasion de sa deuxième édition. Du 28 au 30 août 2026, Zagnanado, Covè et Ouinhi ont célébré, dans une ambiance festive, les traditions, les savoir-faire et les richesses culturelles d’un territoire résolument tourné vers leur valorisation.
À Agonlin, la jeunesse prend désormais toute sa place dans la préservation et la promotion du patrimoine. C’est l’une des leçons fortes de la deuxième édition du Festival International Racines d’Agonlin. Imaginée et portée par Rodolphe Dowénon avec une jeunesse dynamique, cette initiative entend créer un espace de retrouvailles, de transmission et de valorisation de l’identité agonlinoise. Du 28 au 30 août, Zagnanado, Covè et Ouinhi ont ainsi vécu au rythme d’une programmation riche en couleurs. Filles et fils du terroir, visiteurs venus de différentes régions du Bénin, acteurs culturels et membres de la diaspora se sont retrouvés autour d’un patrimoine commun. Une mobilisation qui témoigne de l’attachement des populations à leurs racines, mais aussi de la volonté d’une nouvelle génération de leur donner une plus grande visibilité. Dès l’ouverture, le festival a affiché ses ambitions avec une grande caravane des masques sur environ sept kilomètres entre Covè et Zagnanado. Guèlèdè, Zangbéto et Egoun-goun ont accompagné cette imposante procession, offrant aux populations une immersion dans l’univers des traditions ancestrales. Plus qu’une parade, cette caravane a donné à voir un patrimoine vivant. Elle a surtout permis aux jeunes générations de côtoyer des pratiques culturelles dont la transmission constitue aujourd’hui un enjeu majeur. Dans les différentes animations, le Sato, le Guèlèdè et plusieurs rythmes traditionnels du terroir ont ainsi côtoyé des expressions artistiques contemporaines. Derrière cette effervescence, une conviction se dessine : les traditions peuvent continuer à vivre sans être figées dans le passé. C’est justement l’un des paris du FESTIRA, qui s’appuie sur l’engagement d’une jeunesse désireuse de faire connaître son histoire et de participer à la construction de l’avenir de son territoire. Dans cette dynamique, Dr Isidore Hounhuèdo a également marqué de son empreinte cette deuxième édition. Son implication dans cette grande célébration a contribué à renforcer la portée de l’événement et à mettre davantage en lumière les initiatives visant à faire du patrimoine agonlinois un véritable facteur de rayonnement. La réflexion sur l’avenir n’a d’ailleurs pas été laissée de côté. Le panel consacré au thème « Culture et tourisme et développement territorial à Agonlin : l’intercommunalité comme levier de valorisation » a permis de dépasser le cadre festif pour s’intéresser aux possibilités offertes par le patrimoine local. Les échanges ont notamment porté sur la valorisation des sites touristiques, la sauvegarde des richesses culturelles et la mise en commun des potentialités de Zagnanado, Covè et Ouinhi. Une démarche qui donne au FESTIRA une dimension supplémentaire : celle d’un rendez-vous pouvant contribuer à renforcer la coopération entre les communes et à promouvoir une destination touristique encore insuffisamment connue. La dimension spirituelle a également trouvé sa place dans la programmation avec une messe d’action de grâce. Un moment de recueillement et de communion qui a permis aux participants de se retrouver autour des valeurs de fraternité et de reconnaissance.
La dernière journée a connu une mobilisation particulière avec la présence de plusieurs personnalités et responsables publics, dont le Président de l’Assemblée nationale, Me Joseph Fifamin Djogbénou. Populations, artistes, autorités et invités se sont retrouvés pour l’apothéose de trois jours de célébration.
Sur scène, Gbézé Zèguè Zougou, Roi des rythmes traditionnels TchinKoumè et Toba, a apporté une touche particulière à cette clôture avec une prestation qui a fait vibrer le public. Les rythmes du terroir ont ainsi accompagné les derniers moments d’un festival qui aura placé la culture au cœur des retrouvailles. En deux éditions, le FESTIRA commence à dessiner son identité. Celle d’un rendez-vous né de la volonté de faire vivre les racines d’Agonlin, mais aussi de permettre à une jeunesse engagée de prendre part à leur transmission et à leur rayonnement. Portée par Rodolphe Dowénon et une jeunesse qui refuse de voir son patrimoine se diluer dans le temps, l’initiative ouvre ainsi une nouvelle perspective. Celle d’une culture assumée, célébrée et progressivement transformée en levier d’attractivité, de tourisme et de développement territorial.
N.A

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