ASSEMBLÉE NATIONALE-GESTION 2027 : -4,37 %, Sous l’impulsion de Djogbénou, le parlement réduit son budget et privilégie la maîtrise des charges

Les députés béninois ont adopté à l’unanimité, ce mercredi 9 septembre 2026, le budget de l’Assemblée nationale pour la gestion 2027. Arrêté à 31,64 milliards de francs CFA, contre 33,09 milliards en 2026, le budget affiche une baisse de 4,37 %. Un choix qui s’inscrit dans une logique de rationalisation des dépenses publiques et de réduction des charges de l’État, afin de dégager davantage de marges pour le financement des politiques sociales et de la prospérité partagée.
Le Parlement béninois poursuit sa trajectoire de maîtrise des dépenses publiques. Réunis en séance sous la présidence du professeur Joseph Fifamin Djogbénou, les députés ont adopté à l’unanimité, mercredi 9 septembre 2026, la résolution portant budget de l’Assemblée nationale au titre de l’exercice 2027. L’enveloppe est arrêtée à 31 641 329 165 francs CFA, soit une diminution de 1 444 370 934 francs CFA, correspondant à une baisse de 4,37 % par rapport au budget de 2026. Cette contraction de l’enveloppe budgétaire traduit une volonté de poursuivre les efforts de rationalisation et de maîtrise des charges publiques. Elle s’inscrit dans une vision plus large de réduction des dépenses de fonctionnement de l’État, avec pour objectif de préserver et d’accroître les marges financières nécessaires au financement des priorités sociales et à la promotion d’une prospérité partagée.
Une baisse qui masque la fin des dépenses exceptionnelles
La comparaison avec l’exercice 2026 doit toutefois tenir compte du caractère particulier du précédent budget. Celui-ci avait intégré plusieurs dépenses exceptionnelles liées à la transition entre les 9ᵉ et 10ᵉ législatures, notamment l’installation des nouveaux députés et le paiement d’indemnités de chevauchement. Ces charges, qui n’ont pas vocation à se reproduire, ont disparu du périmètre du budget 2027. Hors ces dépenses transitoires, le budget de fonctionnement connaît un réajustement de 6,16 %, permettant à l’institution de maintenir la continuité de ses activités tout en renforçant la discipline budgétaire. Le choix opéré sous la présidence de Joseph Djogbénou consiste ainsi à conjuguer efficacité administrative, maîtrise des dépenses et investissements structurants.
Près de 9,2 milliards pour les infrastructures
L’un des principaux arbitrages du budget 2027 concerne les infrastructures. L’Assemblée nationale prévoit d’y consacrer 9 174 989 905 francs CFA, une enveloppe destinée en priorité à l’achèvement et aux aménagements du nouveau siège de l’institution à Porto-Novo. L’objectif affiché est de permettre la mise en service effective du nouveau siège au cours de l’année 2027.
Une orientation qui permet à l’institution de consacrer une part significative de ses ressources à un investissement durable, tout en limitant les charges de fonctionnement. Le reste des crédits est réparti entre les différents postes nécessaires au fonctionnement de l’institution. L’administration parlementaire devrait ainsi bénéficier de 20 071 633 094 francs CFA pour les dépenses de personnel ainsi que l’acquisition de biens et services. Les activités diverses et les subventions d’exploitation mobiliseront 2 256 442 376 francs CFA, tandis que 139 156 600 francs CFA sont prévus pour le renouvellement des équipements.
Une exécution budgétaire satisfaisante
Cette programmation intervient alors que l’exécution du budget 2026 affiche un niveau d’engagement de 65,40 % au 20 août 2026. Cet indicateur témoigne, selon les appréciations formulées au sein de l’institution, d’un niveau d’exécution jugé satisfaisant à quelques mois de la clôture de l’exercice. Pour les parlementaires, la maîtrise des charges ne signifie donc pas un ralentissement de l’activité de l’institution. Elle traduit plutôt une recherche d’efficience dans l’utilisation des ressources publiques. L’adoption à l’unanimité du budget par les députés, tant de l’Union Progressiste le Renouveau que du Bloc Républicain, vient consacrer le consensus autour des principaux choix budgétaires proposés par le bureau de l’Assemblée nationale. Avec cette trajectoire, Joseph Djogbénou entend inscrire la gestion financière de l’institution dans une dynamique de responsabilité budgétaire, en cohérence avec l’impératif national de réduction des charges et de meilleure allocation des ressources publiques. Le budget 2027 apparaît ainsi comme un exercice d’arbitrage : moins de dépenses non essentielles, davantage de rationalisation et un effort maintenu sur les investissements structurants. Une approche qui participe, à l’échelle de l’institution parlementaire, à l’objectif de libérer des ressources publiques au profit des politiques sociales et de la prospérité partagée.
Angelo D.

